VENTOSE AN VII
976. — Le tl dudit,j'ai Tait payer au citoyen Lena, mouleur, par le citoyen Louis François, la somme de cent quatre-vingt-onze francs, pour frais de moulage faits pour le Musée.
977. — Le 26 dudit, j'ai remis à l'administration de la bibliothèque desQuatre-Nations un buste antique en marbre rouge, que l'on croit être celui de Scipion l'Africain, provenant de la salle des Antiques, au Louvre.
978. — Le 18 ventâse, j'adresse au ministre un État général des dépenses faites dans le Musée, et je lui rends compte des travaux qui les ont nécessitées.
979. — Le 26 ventôse, reçu de l'église Notre-Dame une Vierge gothique en marbre blanc ; — la statue en plâtre de saint Christophe, par Gois ; — la statue de saint Maurice, en marbre, par Boussaa; — plus, une statue aussi en marbre, par le même.
980. — Le 27, remis à l'administration municipale du 9* arrondissement une statue colossale en plâtre, représentant la IJberté. — Xiedit, remis h l'administration municipale du Kf arrondissement deux statues en pierre de Tonnerre, représentant la Justice et la Tempérance, par Desjardins, venant des Minimes ; le tout pour célébrer une fôte ordonnée par le gouvernement.
981. — Le 27, remis à. l'administration des Arts-et-MétJers deux poignards, dont un en acier de Damas flamboyant, et l'autre aussi & lame de Damas et à manche damasquiné; — une paire de bottes chinoises, en soie cramoisie, venant des Petits-Pères.
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Itt JOURNAL D'ALEZUIDRI LENOIB.
GERHINAL.
983. — Le 2 gemtinal, j'ai reçu du citoyen Coustou le buste en terre cuite de Nicolas Coustou, son grand-oncle, modelé par Guillaume Coustou, frère du précédent.
983. — Le 12 dudit, j'adresse une demande au ministre pour être autorisé h faire exécuter des tombeaux pour y renfermer les cendres de Molière, de La Fontaine et de Descartes, qui sont au Musée, et h les placer dans le jardin.
9S4. — Ledit, j'ai fait payer au citoyen Dugast, par le dtoyen Louis François, la somme de soixante et douze francs, pour la restauration de deux grands émaux qui ornent le tombeau de Diane de Poitiers.
98s. — Ledit, remis à l'administration de la bibliothèque des Quatre-Nations deux statues antiques de moyenne proportion, représentant Diane et Apollon, provenant de la commune de Sceaux; plus, six colonnes moyennes, en marbre vert de mer, venant de Saint-Denis.
986. — Le 22 dudit, payé au citoyen Beauvallet, statuaire, pour la restauration du tombeau de Diane de Poitiers, la somme de cinq cens vingt-huit francs. — Ledit, il a été dMiné aux citoyens Beauvallet et Louis François cent cinquante morceaux de débris de marbre, estimés ensemble à ta somme de deux cens francs, pour être portés en *-compte sur les travaux qu'ils font au Musée.
FLORÉAL
987. — Le 3 floréal, remis au citoyen Panney, stucateur, ciaq tombereaux de débris de marbre de toutes espèces, pour exécuter un pavé à la vénitienne au ministère de l'intérieur.
FUmgAL AN Vil. lis
988. — Le 9 dudit, j'adresse au minislre an tableau général des dépenses faites par les entrepreneurs et des à-comptes qu'ils ont reçus, pour les travaux faits dans la salle do XV* siècle. Je lui adresse en môme temps un tableau des dépenses k feire dans le courant de l'an VIII, en y ajoutant les devis des entrepreneurs.
989. — Le 17, reçu de madame veuve de Wailly le buste en plâtre de feu son mari, modelé par Pajou '.
990. — Nota. — On observera que je n'ai nullement participé au déplacement des monuments, des marbres et des tableaux qui se trouvoient ou qui omoient les paroisses de Paris. La trop célèbre commune de Paris, de 1793, toutepuissante alors, les fit déplacer et détruire eu quelque sorte par des ouvriers à ses gages ou à sa solde, à la tête desquels était un artiste, mon contemporain d'étude, qui, à ma sollicitation, fit transporter les morceaux les plus marquants au dépôt des Petits-Augustins. Plusieurs ont été brisés et vendus h des marbriers. Enfin les monuments, amenés sans
1. Le 17 floréal an VU, qui correspond nu 6 mai 1799, «st la demière date du journal cbronologique de Lenoir. QneKe que soit l'époque de la confecUon matérielle du maQuacril, j'établirai, dani une dissertation spéciale, le moment précis où furent définiUvement rédigés les États n* 1 et n" 3. Mais dès maintenant il importe de bien conaUter l'instant où s'arrjteal la récapitulation tt la revue coordonnée de toutes les opérations du conservateur des Petits- A ugustins. En l'ao VU, Lenoir avait déjà publié quatre éditions de son catalogue. Soa établissement était en plaine prospérité. Ilaononfait, depuis nivAse an VI, la puhlicatioD d'un outrage in folio avec de nombreuses plancbes dont les premières livraisons ont seules paru. Il est permis de supposer que c'est en vue de l'imprimer dans ce livre que Lenoir composa l'historique clironologique de la formation du Musée des Monuments français. Des circonstances l'empêchèrent sans doute de réaliser ce projet. Il ne songea que beaucoup plus lard à continuer te récit, au jour le jour, de tous les évéuËmenls de sa carrière administrative. Quand il se remit à cet siamen rétrospectif, 11 ne pensa plus à classer aussi métbodiquement toute; ses opéra^ons. A partir de l'an VU, au lieu de recoudre à l'Etat u° 2 la suite des faits dans leur ordre de date, il mélangea à l'énumécation de toutes ses restitutions, objet de l'État n° 3, le récit des principaux évéaemeats et des acquisidons nouvelles de son musée. 11 en est résulté une regrettable confusion que nous avons dA cependant respecter et conserver pour ne pas altérer le teite d'un témoignage et ne pas enlever au Journal de Lenoir la valeur d'un document historique.
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U4 JOURNAL D'ALEXANMtE LENOiR.
ordre et pfile-mête sur des charrettes, ont trouvé place dans le Musée où ils sont aujourd'hui conservés et restaurés par mes soins. Oo n'ignore pas que plusieurs ont été rachetés ou échangés contre des marbres ou d'autres pièces considérées comme inutiles à l'étude des arts ou h celle de notre histoire.
Alexandre La«oiR.
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État n° 3
ÉTAT DES OBJETS SORTIS DU DfiPOT
DES PErrlTS-AUGUSTlNS, ET REMIS A QUI DE DROIT D'APRÈS