‹ Alexandre Lenoir (volume 4)Chapitre 34 sur 166 · Rapport de Mathieu, du 28 frimaire an II · texte numérisé non relu

Rapport de Mathieu, du 28 frimaire an II

A. Oa EU trouTB rénumàration dans le Vandalisme révolutiormaire d'Eugène Deepoia, p. 227.

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LXVI JOURNAL DE LENOIR

s'y étaient glissés sauvèrent, aux mauvais jours, l'institution par leur présence, et au prix de quelques sacrifices faits aux idées de destruction. En somme, quoiqu'il y ait certainement beaucoup à critiquer dans l'œuvre de la Commission temporaire et qu'elle ait condamné des monuments de premier ordre, comme l'Oratoire de Charlemagne, à Saint- Denis,, il faut reconnaître qu'elle fit beaucoup de bien. Notre reconnaissance envers elle doit être sans limites, puisque, sans sa patience et sa complicité , Lenoir n'aurait pas pu accomplir ses merveilleux sauvetages. Cette Commission était capable de sauvegarder par elle-même les collections d'art de la France, comme elle en a préservé les collections scientifiques, si on l'avait chargée de former directement le Muséum. Par malheur, on introduisit dans sou sein la bande iconoclaste placée par David à la tête du Conservatoire du Louvre.

La Convention avait prétendu affranchir les artistes en supprimant l'Académie de peinture et de sculpture ; mais, comme elle voulait agir sur les mêmes artistes et que d'ailleurs une organisation et une direction quelconques étaient nécessaires, elle substitua h l'Académie [a Commune des arts. Supprimée bientôt comme trop réactionnaire, la Commune des arts fut remplacée à son tour par la Société populaire et républicaine des arts, « séante au Louvre dans la salle dii Laocoon » , c'est-fi-dire dans une des anciennes salles de l'Académie de peinture. Cette association avait une origine officieuse sinon officielle, puisqu'elle avait été fondée à l'instigation du conventionnel Sergent *, et qu'elle fut tout le

1. Séance de U SadéU populaire et républicaine des arts du 3 germinal

an II. — • Od reçoit le citoyen Sergent, graveur, député i la CouTention

Sergent déduit les motifs qui l'oal empêché de se réunir plus tât daoa notre sein. Ce fut moi, dit-il, qui tous appris que la décret qui constitue k Commune des arts était rapporté ; ie tous proposais de voua rétablir sous le titre de la Société populaire des arts ; la malveilauce s'était plu k répandra que je voulais être le meneur de cette Société. Je crus alors, pour vous et pour moi, qu'il était utile de m'aiistenir d'assistei' à toe séances : maintenant que rons-

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