Ledit, le c. Roussel, commissaire de la section de
2i JOL'ELNAL. D'ALEIAN'DRE LENOIR.
la Cité, membre du Comité révoluUoDnaire, a fait porter au Mosée du Louvre, douze tableaui de l'église Notre-Dame, qui avaieot été choisis par le c. JoUaiu, ainsi qu'il a été procédé dans les précédents transports. Dii-buit tableaux oDt été envoyés au Dépdt des Petits-Augustins par mondit Roussel. — Parmi ces tableaux se trouve celui de la famille des Ursins, peiut sur bois par Gringoneur, peintre de Charles VI et premier peintre de l'Académie de Saint-Luc, fondée par ce prince.
489. — Le 8 dudit, j'écris au Président du Comité d'iustruction publique de la Convention nationale : « Citoyen représentant, la suppression de la Commission des monuments me met à même aujourd'hui de correspondre directement avec le Comité d'instruction publique que vous prési- " dez. Ce changement, citoyen, ne peut que tourner au profit des Arts, puisque le Comité lui-même les met directement sous sa protection. Moi-même, j'en ressentirai d'heureux effets. Le zèle que j'ai mis jusqu'à présent à la conservation des monumens, mon patriotisme et la confiance, que je me flatte d'avoir montrés, vous sont un sûr garant de l'amour de mes devoirs.
u La Commission temporaire, que le Comité vient de substituer à celle des monumens , me rattache à des citoyens vraiment amis des sciences, des lettres et des arts ; recevez , citoyen représentant , l'hommage d'un artiste-citoyen qui, par la nature de sa place, a été assez heureux pour rendre à la République les services les plus signalés ; car, sans son empressement à prévenir les agens du gouvernement chargés de l'évacuation des églises, les monumens les plus précieux à l'étude des arts du dessin comme à celle de notre histoire auraient été perdus, et il ose le dire, la seule récompense qu'il en a reçue est dans le bien qu'il a pu faire jusqu'à présent.
<( Citoyen représentant, rien ne s'est faitdans le dépôt des
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Petits- Augustins sans la participation de !a commission des monumens, et ce n^esl qu'à force de sollicitations et d'importunités que je suis parvenu à établir l'ordre qui y règne. L'avenir qui se présente sera sans doute plus heureux, et, h l'aide d'une corr^ondance suivie avec le comité d'instruction publique et la commission des arts qui lui est adjointe, je serai plus que jamais à môme de faire ce qu'il conviendra pour maintenir le niêrae ordre.
« Je vous adresse, citoyen représentant, l'état général de ce qui existe au Dépôt, ainsi que la note de ce qui a été apporté chaque jour pendant le courant de la dernière décade : cet ordre sera régulièrement suivi, afin de vous mettre toujours à même de connaître la situation du Dépôt. « agréez en même temps un exemplaire de la notice que , j'ai fait imprimer sur les objets que j'ai réunis aux Pelils- Augustins * ; incessamment je vous présenterai la suite manuscrite de cet ouvrage.
« Votre concitoyen,
« ^tj^n^.- Alexandre Lenoir. n
190. — Le 8 dudit, reçu du c. de Wailly, commissaire du gouvernement, des Jacobins, rue du Bac, deux colonnes de marbre blanc avec chapiteau idem.
191. — Ledit jour, reçu du c. Scellier, de Saint-Denis, une vierge gothique en marbre blanc, venant de la chapelle de Jeanne d'Evreux, dite la Blanche. Plus^ un fût de colonne,