T. II, pi. LXXVIII
en France, non seulement sous la plus manifeste influence italienne, mais peut-être encore par un Italien, au moins en partie. C'est un bas-relief de marbre haut de 1 mètre, large de 2 mètres 29 centimètres, représentant la mort de la Vierge. Au centre, la Vierge expirante est étendue sur un lit et entourée des douze apôtres dans divers attitudes. Fond d'architecture, de mer et de paysage. Dans le ciel, on voit l'âme de la Vierge portée dans le Paradis par des anges. Nous empruntons aux Annales archéologiques ^ une très exacte description donnée par Didron. Elle est nécessaire, car l'aspect païen de la scène reproduite ne laisserait pas aisément deviner le sujet : « Le bas-relief se compose de deux parties. Dans le bas^, douze hommes aux pieds nus ou chaussés de sandales découvertes, assistent à la mort d'une femme étendue sur un lit de parade. Ces douze hommes sont les Apôtres; cette femme qui meurt, c'est la sainte Vierge. Saint Pierre, habillé d'une aube sur laquelle est croisée l'étole du prêtre officiant^ met entre les mains de Marie la palme que l'archange Gabriel avait cueillie dans le Paradis et que saint Jean va porter devant le cercueil de celle que Jésus lui avait donnée pour mère. Saint André, vieillard à la longue barbe pointue, lit dans un livre les prières des morts. Saint Paul, tête chauve, accoudé sur un pupitre, comme attribut des nombreuses épîtres qu'il a écrites, chante ou pleure celle de ses épîtres oii il proclame la résurrection et la vie éternelle. Saint Jean, imberbe, est debout, mains jointes et abaissées en signe de douleur. Un apôtre, que rien ne caractérise, tient un encensoir dont il va honorer les restes mortels de la Vierge... Dans la partie supérieure, Marie, pied gauche sur les nuages, pied droit sur la tête d'un ange, monte au ciel en compagnie de quatre petits anges ou génies qui lui font de la musique. »