M DC XL III
« Ce magnifique monument est de l'invention et de
1. Description de Paris, édit., de 1763, t. V, p. 7. Cf. également Germain Brice, Descriptioii de la ville de Paris, 1752, t. II, p. 178, 179, et baron de Guilhermy, Inscriptions de la France, t. I", p. 507.
LA FORCE Bas-relief de marbre par Jacques Sarrazin. (Musée du Louvre.
l'exécution de Jacques Sarrazin, excellent sculpteur de ce temps-là, etc. »
Cette attribution est confirmée par Caylus K Le numéro 333 du Journal de Lenoir ^ nous apprend comment ces marbres entrèrent aux Petits- Augustins, en 1793, le 13 floréal an II. Nos médaillons occupèrent, dès l'an YJII, le numéro 246 du catalogue du Musée des Monuments français, ainsi rédigé : «Du même lieu (St-Paul-St- Louis) — Quatre médaillons en marbre blanc représentant la Justice, la Charité, la Force et la Prudence. Ces bas-reliefs, d'un style très correct, ont été exécutés par Sarrazin, pour le même monument que ci-dessus. »
Bien qu'il ait été excessivement célèbre autrefois, ce n'est pas un chef-d'œuvre que le tom.beau de Charles de Valois, comte d'Angoulême, fils naturel de Charles IX et de Marie Touchet. Il provient des Minimes de la place Royale, et il est gravé dans la Mo7iographie de Saint-Denis ^ ; mais il méritait bien d'être recueilli par la Direction des musées nationaux, pour être transmis au musée de Versailles, oîi, déjà, il occupe très honorablement une place.
C'est à destination du même musée que nous avons
1. Voyez les Mémoires inédits sur In vie et les ouvrages des membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture, t. l^'', p. 120.
2. Alexandre Lenoir, son Journal et le Musée des Monuments français. t. I", p. 51,
3. P. 311. C'est le numéro 182 du Catalogue de Lenoir aux Petits-Augustins. 11 est dessiné plusieurs fois dans les recueils Gaignière, et notamment dans le volume cédé en 1S83 par M. Albert Lenoir au Cabinet des estampes. Voyez sur ce monument l'Histoire de l'abbaye d'Orbais, par dom du Bout, publiée dans la Revue de Champagne.
demandé plusieurs épitaphes : celle de Pierre Séguin \ soixante-troisième doyen du chapitre de Saint-Germainl'Auxerrois, mort en 1672 ; celle de Catherine de Brinon et de Catherine-Cécile Langloys de Canteleu, sa fille, morte en 1699, petit monument de marbre noir affectant la forme d'un cœur^; celle de Jules Hardouin Mansart^, l'architecte de Versailles ; enfin l'épitaphe du grand paléographe et diplomatiste Jean Mabillon K
MONUMENTS DU DIX-HUITIÈME SIÈCLE Les monuments du dix-huitième siècle ne sont pas nom-
1. Voyez baron de Guilhermy, Inscriptions de la France, t. ler, p. 164. Cf. également Sauvai, Histoire et recherches des antiquités de Paris, t. le"", p. 239.
2. Voyez baron de Guilhermy, Inscriptions de la France, t. le', p. 320.
3. Voici l'épitaphe de Jules-Hardouin Mansart, gravée sur une table de marbre légèrement bombée :