Un autre group du combat du taureau et du lyon, de
huit pouces...
Fait et arresté le 20" mars 1684.
Du Metz.
La même salle des Anguier continuera d'exposer, mais sans le laisser plus longtemps anonyme, le beau buste en bronze de Louis XIII par Jean Warin, dont j'ai retracé récemment l'histoire ', trop volumineuse pour être reproduite ici.
La salle de Michel-Ange, qui s'enrichira des acquisitions nouvelles faites depuis quelques années, verra disparaître de ses étiquettes deux noms d^artistes, ceux de Paolo Romano et de Pollajuolo, à la suite d'observations que j'ai déjà présentées et que je crois utile de reproduire.
1. Jean Warin, ses œuvres de sculpture, et le buste de Louis XIII du musée du Louvre, Paris, 1881, in-8.
Lors du dernier remaniement de la salle de Michel- Ange, au Louvre, en 1881, un bas-relief de marbre, en changeant de position et en apparaissant en pleine lumière, a pris une nouvelle valeur. C'est le portrait équestre de Robert Malatesta, seigneur de Rimini, attribué jusqu'à présent au sculpteur connu sous le nom de Paolo Romano, d'après une interprétation longtemps vraisemblable d'un passage de Vasari. Il résulte de documents récemment publiés en Allemagne ' que la statue de Robert ne peut pas être de Paolo Romano. Cet artiste était mort quand le monument fut érigé à la date qu'établissent d'autres documents publiés l'an passé en Italie^. Nous sommes, de notre côté, en mesure de suivre pas à pas, à l'aide de documents irréfutables, la trace du monument depuis le jour oii il fut élevé dans la basilique de Saint-Pierre de Rome jusqu'au moment oti il arriva au Musée du Louvre. Son itinéraire est certain; sa feuille de route et sa lettre de voiture, si je puis m'exprimer ainsi, ne présentent aucune lacune. C'est ce dossier que nous livrons au public.
Le monument actuellement catalogué sous le numéro 13 de la dernière édition de la Notice des sculptures de la Renaissance, après avoir été exposé en 1816 dans l'ancien vestibule d'entrée du musée ^, est placé depuis 1851 dans la salle de Michel-Ange ; M. le baron de Guilhermy, dans les Annales archéologiques^, y a signalé sa présence, mais se trompait sur sa provenance ^ aussi bien que
1. Repertorium f'ilr Kunstwissenschaft, 1881, p. 426 et suiv.