‹ Alexandre LenoirChapitre 24 sur 143 · XXX AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

XXX AVERTISSEMENT

Mémoires des antiquaires de France. Les soi-disant captifs du Louvre sont en marbre et proviennent, tout au contraire, de Saint-Denis. C'est ce que constate, sans d'ailleurs s'en apercevoir, un autre annotateur, quand il dit (page 293, note i) que les deux captifs ou soldats du musée du Louvre proviennent de la chapelle funéraire des Valois à Saint-Denis. Mais je dois à la vérité de déclarer que l'apparente conversion du second annotateur à mon opinion est tout à fait inconsciente ; car le même savant a soutenu dans un de ses ouvrages, la Statistique monument taie de Paris, que les prétendus captifs du Louvre provenaient du tombeau de Casimir, ce qui demeure toujours matériellement impossible.

« Nous ignorons d, dit l'auteur de la note i (page i3}, (( ce que sont devenus, pendant la période révolutionnaire, les Droits abolis et l'Hérésie détruite, qui ne paraissaient pas avoir trouvé place aux Petits-Âugustins. »

C'est une erreur; ces deux bas-reliefs, qui provenaient du monument de la place des Victoires, ont parfaitement trouvé place aux Petits-Âugustins. Ils furent exposés par Lenoir, à partir de 1806, sous les numéros 319 et 320. - Jeanne de Commynes, signalée page 23, n'est pas un basrelief, mais une figure de ronde bosse sur laquelle on peut être renseigné par les ouvrages imprimés de Lenoir et les Antiquités nationales de Millin.

Le bas-relief représentant une allégorie à la gloire de Louis XIV, placé à l'École des Beaux-Arts, ne vient pas, comme on le croit (p. 43), de la porte Saint^Ântoine, mais bien du ch&teau de Vincennes, ainsi qu'Alexandre Lenoir Ta déclaré en Tan X, après l'avoir acheté au citoyen Baudri, marbrier.

Voici de quelle façon sont quelquefois rédigées les notes de l'ouvrage ^ « Un buste de Colbert par Coyzevox est au musée de Versailles {Catalogue d'Eud. Soulié, édition de

Page 1