LA MAISON DE M. DE ROBESPIERRE AVOCAT AU PARLEMENT
Dans cette maison grise où j'allais entrer, maison d'un menuisier nommé Duplay, autant qu'il m'en souvient, maison très simple d'apparence, que l'ex-avocat au Parlement occupait depuis longtemps, et qu'on peut voir encore, je crois, rien ne faisait deviner la demeure du maître passager de la France, si ce n'était l'abandon même dans lequel elle semblait être. Tous les volets en étaient fermés du haut en bas. La porte cochère fermée, les persiennes de tous les étages fermées. On n'entendait sortir aucune voix de cette maison. Elle semblait aveugle et muette.
Des groupes de femmes, causant devant les portes, comme toujours à Paris durant les troubles, se montraient de loin cette maison et se parlaient à l'oreille. De temps à autre, la porte s'ouvrait pour laisser sortir un gendarme, un sans-culotte ou un espion (souvent femelle). Alors les groupes se séparaient et les parleurs rentraient vite chez eux. Les voitures faisaient un
demi-cercle et passaient au pas devant la porte. On avait jeté de la paille sur le pavé. On eût dit que la peste y était.
Aussitôt que j'eus posé la main sur le marteau, la porte fut ouverte et le portier accourut avec frayeur,craig-nant que son marteau ne fût retombé trop lourdement. Je lui demandai sur-le-champ sil n'était pas venu un vieillard de telle et telle façon, décrivant M. de Chénier de mon mieux. Le portier prit une figure de marbre avec une promptitude de comédien. Il secoua la tète
nég^ativement
« Je n'ai pas vu ça », me dit-il.
J'insistai; je lui dis : « Souvenez-vous bien de tous ceux qui sont venus ce matin. » — Je le pressai, je l'interrog-eai, je le retournai en tous sens.
« Je n'ai pas vu ça. »
Voilà tout ce que j'en pus tirer. Un petit garçon déguenillé se cachait derrière lui, et s'amusait à jeter des cailloux sur mes bas de soie. Je reconnus celui qu'on m'avait envové à son air méchant. Je montai chez l incorruptibie par un escalier assez obscur. Les clefs étaient sur toutes les portes; on allait de chambre en chambre sans trouver personne. Dans la quatrième seulement, deux nègres assis et deux .secrétaires écrivant éternellement sans lever la tête. Je jetai un coup d'œil, en passant, sur leurs tables. Il y avait là terriblement de listes nominales. Cela me fit mal à la plante des pieds, comme la vue du sang et le bruit des chariots.
Je fus introduit en silence, après avoir marché silencieusement suruntapissilencieux aussi. quoique fort usé.
La chambre était éclairée par un jour blafard et triste. Elle donnait sur la cour, et de grands rideaux d'un vert sombre en atténuaient encore la lumière, en assourdissaient l'air, en épaississaient les murailles. Le reflet du
mur de la cour, frappé de soleil, éclairait seule cette grande chambre. Sur un fauteuil de cuir vert, devant un grand bureau d'acajou, mon second malade de la journée était assis, tenant un journal anglais d'une main, de l'autre faisant fondre le sucre dans une tasse de camomille avec une petite cuiller d'arg-ent.
Vous pouvez très bien vous représenter Robespierre. On voit beaucoup d'hommes de bureau qui lui ressemblent, et aucun grand caractère de visage n'apportait l'émotion avec sa présence. Il avait trente-cinq ans, la figure écrasée entre le front et le menton, comme si deux mains eussent voulu les rapprocher de force audessus du nez. Ce visag-e était d'une pâleur de papier, mate et comme plâtrée. La grêle de la petite vérole y était profondément empreinte. Le sang ni la bile n'y circulaient. Ses yeux, petits, mornes, éteints, ne regardaient jamais en face, et un clignotement perpétuel et déplaisant les rapetissait encore, quand, par hasard, ses lunettes vertes ne les cachaient pas entièrement. Sa bouche était contractée convulsivement par une sorte de grimace souriante, pincée et ridée, qui le fit comparer par Mirabeau à un chat qui a bu du vinaigre. Sa chevelure était pimpante, pompeuse et prétentieuse. Ses doig-ts, ses épaules, son cou étaient continuellement et involontairement crispés, secoués et tordus, lorsque de petites convulsions nerveuses et irritées venaient le saisir. Il était habillé dès le matin, et je ne le surpris jamais en nég-ligé. Gejour-là, un habit de soie jaune rayée de blanc, une veste à fleurs, un jabot, des bas de soie blancs, des souliers à boucles, lui donnaient un air fort galant.
Il se leva avec sa politesse accoutumée, et fit deux pas vers moi, en ôtant ses lunettes vertes, qu'il posa g-ravement sur la table. Il me salua en homme comme il faut, s'assit encore et me tendit la main.
noMANS 265
Moi, je ne la pris pas comme d'un ami, mais comme d'un malade, et, relevant ses manchettes, je lui tâtai le pouls.
« De la fièvre, dis-je.
— Cela n'est pas impossible », dit-il en pinçant les lèvres. Et il se leva brusquement; il fit deux tours dans la chambre avec un pas ferme et vif, en se frottant les mains; puis il dit ; « Bah ! » et il s'assit.
« Mettez-vous là, dit-il, citoyen, et écoutez cela. N'estce pas étrang-e ? »
A chaque mot, il me reg-ardait par-dessus ses lunettes vertes.
« N'est-ce pas slng-ulier ? qu'en pensez-vous ? Ce petit duc d'York qui me fait insulter dans ses papiers ! »
II frappait de la main sur la g-azette ang-laise et ses longues colonnes.
« Voilà une fausse colère, me dis-je; mettons-nous en garde. »
« Les tyrans, poursuivit-il d'une voix aigre et criarde, les tyrans ne peuvent supposer la liberté nulle part. C'est une chose humiliante pour l'humanité. Voyez cette expression répétée à chaque page. Quelle affectation ! »
Et il jeta devant moi la gazette.
« Voyez, continua-t-il en me montrant du doigt le mot indiqué, voyez ; Robespierre s army. Robespierre' s troops ! Comme si j'avais des armées ! comme si j'étais roi, moi ! comme si la France était Robespierre ! comme si tout venait de moi et retournait à moi ! Les troupes de Robespierre ! Quelle injustice ! Quelle calomnie ! Hein ? »
Puis, reprenant sa tasse de camomille et relevant ses lunettes vertes pour m'observer en dessous :
« J'espère qu'ici on ne se sert jamais de ces incroyables expressions ? Vous ne les avez jamais entendues»
206 ALFRED DK VIGNY
n'est-ce pas? Cela se dit-il dans la rue ? — Non ! c'est Pitt lui-môme qui dicte cette opinion injurieuse pour moi ! — Oui me fait donner le nom de dictateur en France ? les contre-révolutionnaires, les anciens Dantonistes et les Hébertistes qui restent encore à la Convention; les fripons comme FHermina que je dénoncerai à la tribune; des valets de Georges d'Angleterre, des conspirateurs qui veulent me faire haïr par le peuple, parce qu'ils savent la pureté de mon civisme et que je dénonce leurs vices tous les jours: des Verres, des Catilina, qui n'ont cessé d'attaquer le gouvernement républicain, comme Desmoulins, Ronsin et Chaumette. — Ces animaux immondes qu'on nomme des rois sont bien insolents de vouloir me mettre line couronne sur la tête 1 Est-ce pour qu'elle tombe comme la leur un jour'/ Il est dur qu'ils soient obéis ici par de faux républicains, par des voleurs qui me font des crimes de mes vertus. — Il y a six semaines que je suis malade, vous le savez bien, et que je ne parais plus au comité de salut public. Où donc est ma dictature ? N'importe ! la coalition qui me poursuit la voit partout; je suis un surveillant trop incommode et trop intègre. Cette coalition a commencé dès le moment de la naissance du gouvernement. Elle réunit tous les fripons et les scélérats. Elle a osé faire publier dans les rues que j'étais arrêté. Tué I oui; mais arrêté ? je ne le serai pas. — Cette coalition a dit toutes les absurdités; que Saint-Just voulait sauver l'aristocratie, parce qu'il est né noble. — Eh ! qu'importe comment il est né, s'il vit et meurt avec les bons principes ? N'est-ce pas lui qui a proposé et fait pas.ser à la Convention le décret du bannissement des ex-nobles, en les déclarant ennemis irréconciliables de la Révolution? Cette coalition a voulu ridiculiser la fête de l'Être suprême et l'histoire de Catherine Théos; cette coalition
contre moi seul m'accuse de toutes les morts, ressuscite tous les stratagèmes des Brissotins : ce que j'ai dit le jour de la fête valait cependant mieux que les doctrines de Chaumette et de Fouché, n'est-ce pas ? »
Je fis un signe de tête ; il continua.
« Je veux, moi, qu'on ôte des tombeaux leur maxime impie que la mort est un sommeil, pour y graver : La mort est le commencement de rimmortalité. »
Je vis dans ces phrases le prélude d'un discours prochain. Il en essayait les accords sur moi dans la conversation, à la façon de bien des discoureurs de ma connaissance.
Il sourit avec satisfaction, et but sa tasse. Il la replaça sur son bureau avec un air d'orateur à la tribune ; et comme je n'avais pas répondu à son idée, il y revint par un autre chemin, parce qu'il lui fallait absolument réponse et flatterie.
c Je sais que vous êtes de mon avis, citoyen, quoique vous ayez bien des choses des hommes d'autrefois. Mais vous êtes pur, c'est beaucoup. Je suis bien sûr au moins que vous n'aimeriez pas plus que moi le Despotisme militaire ; et, si l'on ne m'écoute pas vous le verrez arriver : il prendra les rênes de la Révolution si je les laisse flotter, et renversera la représentation avilie.
« Ceci me paraît très juste, citoyen )>, répondis-je. En effet, ce n'était pas si mal, et c'était prophétique.
Il fit encore son soujùre de chat.
« Vous aimeriez encore mieux mon Despotisme, à moi. j'en suis sûr, hein ? »
Je dis en g-rimaçant aussi : « Eh !... mais !... » avec tout le vag-ue qu'on peut mettre dans ces mots flottants.
« Ce serait, continua-t-il, celui d'un citoven. d'un homme votre ég-al, qui y serait arrivé par la route de la vertu, et n'a jamais eu qu'une crainte, celle d'être
souillé par le voisinag-e impur des hommes pervers qui s'introduisent parmi les sincères amis de l'humanité. »
Il caresssait de la langue et des lèvres cette jolie petite longue phrase comme un miel délicieux.
« Vous avez, dis-je, beaucoup moins de voisins à présent, n'est-ce pas ? On ne vous coudoie guère. »
Il se pinça les lèvres, et plaça ses lunettes vertes droit sur les yeux pour cacher le regai^d.
« Parce que je vis dans la retraite, dit-il, depuis quelque temps. Mais je n'en suis pas moins calomnié. »
Tout en parlant, il prit un crayon et griffonna quelque chose sur un papier. J'ai appris cinq jours après que ce papier était une liste de guillotine, et ce quelque chose... mon nom.
Il sourit et se pencha en arrière.
« Hélas ! oui, calomnié poursuivit-il ; car, à parler sans plaisanterie, je n'aime que l'égalité, comme vous le savez, et vous devez le voir plus que jamais à l'indignation que m'inspirent ces papiers émanés des arsenaux de la tyrannie. »
11 froissa et foula avec un air tragique ces grands journaux anglais ; mais je remarquai bien qu'il se gardait de les déchirer.
« Ah ! Maximilien, me dis-je, tu les reliras seul plus d'une fois, et tu baiseras ardemment ces mots superbes et magiques pour toi : les troupes de Robespierre! »
Après sa petite comédie et Ja mienne, il se leva et marcha dans sa chambre en agitant convulsivement ses doigts, ses épaules et son cou.
Je me levai et marchai à côté de lui.
« Je voudrais vous donner ceci à lire avant de vous parler de ma santé, dit-il, et en causer avec vous. Vous connaissez mon amitié pour l'auteur. C'est un projet de Saint-Just. Vous verrez. Je l'attends ce matin ; nous en
causerons. Il doit être arrivé à Paris à présent, ajoutat-il en tirant sa montre ; je vais le savoir. Asseyez-vous et lisez ceci. Je reviendrai. »
Il me donna un g'ros cahier chargé dune écriture hardie et hâtée, et sortit brusquement, comme s'il se lut enfui. Je tenais le cahier, mais je regardais la porte par laquelle il était sorti, et je réfléchissais à lui. Je le connaissais de longue date. Aujourd'hui, je le voyais étrangement inquiet. Il allait entreprendre quelque chose ou craignait quelque entreprise. J'entrevis, dans la chambre où il passait, des figures d'agents secrets que j'avais vues plusieurs fois à ma suite, et je remarquai un bruit de pas comme de gens quimontaient etdescendaient sans cesse depuis mon arrivée. Les voix étaient très basses. J'essayai d'entendre, mais vainement, et je renonçai à écouter'. J'avoue que j'étais plus près de la crainte que de la confiance. Je voulus sortir de la chambre par où j'étais entré ; mais, soit méprise, soit précaution, on avait fermé la porte sur moi : j'étais enfermé.
Quand une chose est décidée, je n'y pense plus. Je m'assis, et je parcourus ce brouillon avec lequel Robespierre m'avait laissé en tête-à-tête.
i UN LEGISLATEUR
Ce n'était rien moins, monsieur, que des institutions immuables, éternelles, qu'il s'agissait de donner à la France, et lestement préparées pour elle par le citoyen Saint-Just, âgé de vingt-six ans.
Je lus d'abord avec distraction ; puis les idées me montèrent aux yeux, et je fus stupéfait de ce que je voyais.
« 0 naïf massacreur! ô candide bourreau ! m'écriai-
je involontairement, que tu es un charmant enfant I Eh ! d'où viens-tu, beau berg-er ? serait-ce pas de l'Arcadie ? de quels rochers descendent tes chèvres, ô Alexis ? »
Et en parlant ainsi je lisais :
« On laisse les enfants à la nature.
« Les enfants sont vêtus de toile en toutes les saisons.
« Ils sont nourris en commun et ne vivent que de racines, de fruits, de lég-umes et de laitag-e.
« Les hommes qui auront vécu sans reproche porteront une écharpe blanche à soixante ans.
« L'homme et la femme qui s'aiment sont époux.
«. S'ils n'ont point d'enfants, ils peuvent tenir leur engag'ement secret.
« Tout homme âg-é de ving't et un ans est tenu de déclarer dans le temple quels sont ses amis.
« Les amis porteront le deuil l'un de l'autre.
« Les amis creusent la tombe l'un de l'autre.
« Les amis sont placés les uns près des autres dans les combats.
« Celui qui dit qu'il ne croit pas à l'amitié, ou qui n'a pas d'ami, est banni.
« Un homme convaincu d'ing-ratitude est banni. »
« Quelles émigrations ! » dis-je.
« Si un homme commet un crime, ses amis sont bannis.
« Les meurtriers sont vêtus de noir toute leur vie, et ; seront mis à la mort s'ils quittent cet habit. »
« Ame innocente et douce, m'écriai-je, que nous sommes ing'rats de t'accuser ! Tes pensées sont pures comme une g-outte de rosée sur une feuille de rose, et nous nous plaignons pour quelques charretées d'hommes que tu envoies au couteau chaque jour à la môme heure ! Et tu ne les vois seulement pas, ni ne les tou-
ches, bon jeune homme ! Tu écris seulement leurs noms sur du papier ! — moins que cela : tu vois une liste, et tu signes I — moins que cela encore : tu ne la lis pas, et tu sig'nes ! w
Ensuite je ris long-temps et beaucoup, du rire joyeux que vous savez, en parcourant ces institutions dites républicaines, et que vous pourrez lire quand vous voudrez ; ces lois de l'âge d'or, auxquelles ce béat cruel voulait ployer de force notre âg-e d'airain. Robe d'enfant dans laquelle il voulait faire tenir cette nation grande et vieillie. Pour l'y fourrer, il coupait la tête et les bras.
Lisez cela, vous le pourrez plus à votre aise que je ne le pouvais dans la chambre de Robespierre ; et si vous pensez, avec votre habituelle pitié, que ce jeune homme était à plaindre, en vérité vous me trouverez de votre avis cette fois, car la folie est la plus grande des infortunes.
Hélas ! il y a des folies sombres et sérieuses, qui ne jettent les hommes dans aucun discours insensé, qui ne les sortent guère du ton accoutumé du langage des autres, -qui laisse la vue claire, libre et précise de tout, hors celle 'du point sombre et fatal. Ces folies sont froides, ces folies sont posées et réfléchies. Elles singent le sens commun à s'y méprendre, elles effrayent et imposent, elles ne sont pas facilement découvertes, leur masque est épais, mais elles sont.
Et que faut-il pour les donner ? Un rien, un petit déplacement imprévu dans la position d'un rêveur trop précoce.
Prenez au hasard, au fond d'un collège, quelque grand jeune homme de dix-huit à dix-neuf ans. tout plein de ses Spartiates et de ses Romains délayés dans de vieilles phrases, tout roide de son droit ancien et de
son droit moderne, ne connaissant du monde actuel et de ses mœurs que ses camarades et leurs mœurs, bien irrité de voir passer des voitures où il ne monte pas, méprisant les femmes parce qu'il ne connaît que les plus viles et confondant les faiblesses de l'amour tendre et élég-ant avec les dévergondag-es crapuleux de la rue ; jugeant tout un corps d'après un membre, tout un sexe d'après un être, et s'étudiant à former dans sa tête quelque synthèse universelle bonne à faire de lui un sage profond pour toute sa vie ; prenez-le dans ce moment, et faites-lui cadeau d'une petite guillotine en lui disant :
« Mon petit ami, voici un instrument au moyen duquel vous vous ferez obéir de toute la nation ; il ne s'agit que de tirer cela et de pousser ceci. C'est bien simple. »
Après avoir un peu réfléchi, il prendra d'une main son papier d'écolier et de l'autre le joujou ; et voyant qu'en efï'et on a peur il tirera et poussera jusqu'à ce qu'on l'écrase lui et sa mécanique.
Et à peine s'il sera un méchant homme. — Non ; il sera même, à la rigueur, un homme vertueux. Mais c'est qu'il aura tant lu dans de beaux livres : juste sévérité ; salutaire massacre; et : de vos plus chers parents saintement homicides, et: périsse l' univers plutôt qu un principe ! et surtout la vertu expiatrice de l'effusion du sang ; idée monstrueuse, fille de la crainte, que, ma foi ! il croit en lui et, tout en répétant à lui-même : Justam et tenacem propositi virum, il arrive à l'impassibilité des douleurs d'autrui, il prend cette impassibilité pour grandeur et courage, et... il exécute.
Tout le malheur sera dans le tour de roue de la Fortune qui l'aura mis en haut et lui aura trop tôt donné cette chose fatale entre toutes : le pouvoir.