‹ Alfred de Vigny...: essai accompagné d'une note bibliographique et de lettres inéditesChapitre 10 sur 11 · A UNE AMIE INCONNUE · texte numérisé non relu

A UNE AMIE INCONNUE

Vigny était alors a Paris y garde-malade très attentif et très déférent de sa « pauvre Lydia », à qui r émotion d'un commencement d'incendie venait d'occasionner une nouvelle rechute.

Je suis encore, hélas ! près du Ht d'une incendiée, qui a mortellement souffert et que j'ai eu le bonheur de sauver en éteignant avec mes mains ces insupportables dentelles qui vous environnent toutes en vous rendant si inflammables.

Quand je ne serai plus placé entre un médecin et une garde-malade, quand je pourrai vous porter un visage serein et une conversation calme, ma première sortie sera pour vous, amie charmante dont la douceur est

inaltérable.

27 Cet [obre] 1843. — V [endredi].

A M. MASGANA, EDITEUR

Ce billet et le suivant apportent un nouveau témoignage de l'active et efficace amitié qtie Vigny garda toujours a Brizeux ; c/. abbé Lecigney Brizeux, sa vie et ses œuvres, d'àprès des documents inédits , Lille, Morel, i8p8, 1 voL in-S^ p . pO'pS. Marie avait paru en 1840 (Paris, Masgana, i vol. in-is) ; Les Bretons ^#^ 18 4S (Paris, Masgana, 1 voLin-8^, 2^ édition, 1846). Vigny venait d'être reçu à l'Académie Française. Dès que le comte Mole ne fut plus directeur, il assista très régulièrement aux séances. Sa première intervention académique fut en faveur de Brizeux. Il demanda pour l'auteur des Bretons le prix de poésie. Brizeux obtint une m^édaille de 2.000 francs ; cf., Lecigne, op. cit., ^. 224-8 .

Monsieur Masgana peut-il venir me voir demain mardi à onze heures et m'apporter luimême un exemplaire (in-S**) des Bretons de

Page 1