‹ Alfred Garneau. PoésiesChapitre 26 sur 33 · FOLIE · texte numérisé non relu

FOLIE

vous. 156

FOUE

A MMd«molMllea XXX.

L^aube dansait sa danse ailée Sur la colline, au fond du ciel.

Elle aperçut des fleurs dans la vaille, La tête, hélas! plus d'à-demi voilée.

Qui doucement versaient leurs pleurs de miel.

Uaube sourit, Taube, la fée aux roses " Petites fleurs, petites fleurs, " A peine écloses, " Séchez vos pleurs ! '^

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" — Ah ! que nous sommes malheureuses!

" Nous nous mirions au bord de Teau, * lîivalisant de formes gracieuses, '' Quand des zéphyrs les troupes querelleuses " Ont en passant ridé le clair ruisseau. ^^

L'aube sourit, l'aube, la fée aux roses " Petites fleurs, petites fleurs, " A peine écloses, " Séchez vos pleurs l '^

— ^^ Puis, nous avons, soupirent-elles, " Pour tout voisin un laid chardon.

^' Il nous a dit, malgré nos fronts rebelles : " Embrassez-moi, vous qui serez si belles !

" Horreur ! il a des piquants au menton ! . . . "

L'aube sourit, l'aube, la fée aux roses " Petites fleurs, petites fleurs, " A peine écloses, " Séchez vos pleurs 1 '*

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