‹ Algérie nouvelleChapitre 52 sur 71 · I. — L’Algérie est un riche pays agricole , cependant , nous · texte numérisé non relu

I. — L’Algérie est un riche pays agricole , cependant , nous

dit la « Dépêche coloniale », cette colonie a peu de terres

irriguées et n’en a plus d’irrigables.

« ... L’Algérie, aussi bien que la Tunisie ne renferment aucun cours d’eau navigable, et les rivières existantes ont un débit irrégulier, variable comme le régime des pluies lui-même.

Il ne faut pas croire , que l’étendue des terres irrigables est considérable en Algérie. A l’heure actuelle, d’après une remarque de M. Augustin Bernard, 210.000 hectares sont irrigués en Algérie et en Tunisie, et les oasis de Biskra, à eux seuls, comprennent 60.000 hectares. Quant aux espaces susceptibles d’èlre transformés par l’irrigation, ils ne dépassent pas, aujourd’hui, quelques milliers d’hectares.

Dans le Tell, l’irrigation sert pour les vignes, pour les céréales, dans les irrigations de la fin du printemps et de l’automne, ainsi que pour les cultures maraîchères et des primeurs. Au Sahara, les quantités d’eau employées sont plus grandes, un palmier exigeant par an 72 mètres cubes d’eau dont 51 mètres cubes à fournir pendant les quatre mois d’été. Maurice Hamelin.

Dépêche Coloniale , 1er mars 1909.

IL — Note à la suite.

C’est peut-être la page la plus importante de ce volume.

En tout cas c'en est la plus typique, et la plus probante, et celle qui met en la plus éclatante lumière la vérité 4e mon titre « Une Algérie nouvelle », et la légi-

timité de mon espoir, quand je veux au Maroc oriental une Algérie nouvelle.

Les terres irriguées sont les terres qui font la richesse agricole d’un pays.

L’Algérie et la Tunisie à l’affirmation de M. Augustin Bernard, qui est un écrivain officieux des officiels de l’Algérie Tunisie, ne compte que 210.000 hectares de terres irriguées, et les oasis de Biskra figurent en ce compte pour 60.000 hectares.

La richesse agricole de l’Algérie Tunisie est considérable.

Et c’est 210.000 hectares de terres irriguées, 150.000 si on en retranche les 60.000 qui produisent les dattes de Biskra.

Et le Maroc oriental offre 200.000 hectares de terres à irriguer.

Donc une richesse agricole comparable à la « fine fleur » de la richesse agricole de toute l’Algérie-Tunisie se trouve dans Thiuterland direct, immédiat de Port*Say.

Maintenant je comprends pourquoi les gens de Nemours voudraient tant que la barrière du Chaïb Rasso fut entre Port-Say et cette richesse et non entre Nemours et pareils trésors, plus tangibles que ceux d’Honaïne.

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