‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 149 sur 465 · Voir p · texte numérisé non relu

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9. Rapport déjà cité. L’auteur demande que l’on fasse « un monument inspiré de l’art Vénitien, des monuments byzantins de la Sicile, des pavillons du Bosphore, des forteresses gothiques du Rhin, sans oublier la gracieuse arcade mauresque. » Il réclame des « loges » couvertes en pouzzolane de Naples et arabes, « des vérandahs, des péristyles grecs modernes, les treillages dorés de Constantinople, les galeries de pampres d’Asie-Mineure, les dômes russes et ceux des palais hindous, les fontaines jaillissantes des cours mauresques, les perspectives de marbre de Gênes la superbe, l’ornementation Grenadine etc... »

La Commission des alignements de 1854 revint à la solution proposée par Charon et réserva au Sud de la place Bresson un énorme espace de 29.000 mètres carrés entre la rue de Constantine et le rue du Rempart. On devait y édifier un palais destiné à la fois au Gouverneur et à l'Empereur t ; le Palais d'hiver actuel devenait l’Evéché. La création du Ministère de l’Algérie et la suppression du Gouvernement Général décidèrent la commission à modifier cette destination ?. C’est grâce à cet événement, malencontreux par ailleurs, et à la construction du boulevard de l’Impératrice, que la plus grande partie de ce magnifique emplacement put être livrée à l’industrie privée. Cet îlot, compris entre la rue Waisse et le square de la République, est aujourd’hui un des mieux construits et des mieux percés d’Alger.

Il fallut attendre plus de trente ans pour qu’une décision définitive fût prise au sujet de l'emplacement du Palais de Justice. Le rapporteur du projet de 1846 le plaçait sur le boulevard du Sud, au débouché de la rue de la Lyre, et réservait un terrain de plus de 4.000 mètres carrés, entre cette

1. Arch. G. G. N? 6. Rapport à S. A. I. le Prince Napoléon du Président de la Commission des alignements et réserves de la ville d'Alger, accompagné d’un plan au 1 : 2.000, sur l’emploi des terrains précédemment réservés pour le Palais Impérial. L’auteur déclare que la résidence impériale paraît devoir être placée de préférence à la « campagne de Mustapha » (Palais d’été). Il estime la valeur du terrain réservé à 70 francs le mètre. Le rapport n’est pas daté ; mais il est vraisemblablement du mois de décembre 1858.

2. Idem. Avis de l'Ingénieur des Ponts et Chaussées de Rougemont et de l’architecte des Bâtiments civils sur le projet Marquand d’un hôtel monumental à construire sur cet emplacement, 7 février 1859, accompagné d’un plan, qui n’est autre que celui des alignements adopté en principe par le Ministre.

rue et la rue Montpensier ?. Et de fait, ce terrain resta inutilisé jusqu’au second voyage de l'Empereur en 1865*. Entre temps on songea à l'installer sur la place d’Isly, proposition que le Conseil municipal rejeta en raison « de la situation excentrique » du quartier considéré encore comme un faubourg. Le plan Delaroche indique par ailleurs l'Hôpital civil comme devant lui céder la place 4 En 1865, on songe aux terrains occupés par le Lycée et à une construction en bordure de la place Bresson 5, si la ville consent à céder l’emplacement à l’État ; puis en 1866, dans un acte passé avec la Compagnie concessionnaire du boulevard de l’Impératrice, il est placé sur les terrains réservés naguère pour le Palais- Impérial$. En 1874, cette compagnie renouvela sa proposi-

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