‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 182 sur 465 · Idem, 7 août · texte numérisé non relu

Idem, 7 août

3. Ch. Desprez. Alger naguère et maintenant, 0. c., p. 78 et suivantes. Elle fut inaugurée le 28 octobre 1845. L'auteur fait l’histoire de cette statue.

4, En 1855 (Arch. M., 8 mars) et en 1862 (H. Klein, o. c., 4€ vol. p. 106). On le dénommait jadis «le bosquet » ou 1 ? « oasis » de la Régence. En 1872, il fut question d’en créer une plus vaste qui aurait couvert un tiers de la place, du côté du Nord. (Arch. G. G. A?). Le Préfet approuva le projet de la Municipalité ; mais un conflit surgit avec l’autorité militaire qui revendiqua la place comme étant du domaine militaire. L'affaire finit cependant par s’arranger et le Conseil de la Ville (Arch. M., 14 mars 1873) reconnut que le Génie avait fait preuve du meilleur esprit de conciliation. Le projet fut abandonné faute d'argent (séance du 25 août 1875). La place était d’ailleurs depuis longtemps bordée d’arbres ; on y planta successivement, en 1841 des orangers, en 1844 des bellombras, en 1853 des platanes (Ch. Desprez, 0700: p.001):

tion. Elle en fut vraiment le centre ; son importance dépassa de beaucoup celle d’un lieu pittoresque de promenade et de divertissement, tel que l’ont décrit ses plus illustres visiteurs ?. Elle fut, selon l’expression de l’un d'eux, le véritable «forum de la colonie ? ». Son café d’Apollon, après avoir été la bourse des spéculateurs 5, fut le théâtre des discussions les plus passionnées sur la colonisation et l’avenir de notre conquête *. Tous les peuples, toutes les races de l’Algérie et de la Méditerranée étaient représentés sur cette place dans la foule bigarrée que les écrivains se sont plu à observer dès les premières heures de leur séjour. Toutes les émotions provoquées en Algérie par les grands événements de son histoire et de celle de la France y ont été traduites par les cérémonies les plus diverses, réceptions solennelles, revues d’honneur, cortèges funèbres 5 et processions, fêtes commémoratives f, proclamations des changements de régime *, banquets. Enfin, malgré le déplacement progressif du commerce vers les nouveaux quartiers du Sud et la décadence de ceux du Nord, elle était encore, en 1880, considérée comme le centre de la vie économique, en raison du voisinage des lieux principaux

1. Les plus intéressantes descriptions sont celles de Feydeau (0. c.) et d’Alphonse Daudet (Tartarin de Tarascon).

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