‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 28 sur 465 · Même observation · texte numérisé non relu

Même observation

4, Moyennes mensuelles des maximas extrêmes comparées avec les moyennes générales :

ment pour le mois d’août où la moyenne des extrêmes dépasse 370. Le mois de mars présente ici encore, comme pour les minimas, l'indice d’une variabilité thermique particulière. Alger connaît des extrêmes absolus qui peuvent atteindre 450. Il est vrai que ce chiffre n’a été enregistré qu’une fois en 48 ans ; mais, de 1888 : à 1923, on a relevé vingt-trois fois des températures supérieures à 400, dont dix-sept en juillet et en août. Dans presque tous les cas, la montée du thermomètre a coïncidé avec la présence des vents du Sud, du sirocco brûlant bien connu des Algériens ; quelques cas ont été observés par temps parfaitement calme, et même par léger vent du N.-N.-Est, mais sous un ciel particulièrement clair ? Oran présente, au point de vue qui nous occupe, une certaine différence avec Alger. Si les moyennes de maximas y sont en général un peu supérieures à celles de la capitale, les maximas absolus s’écartent sensiblement moins de la moyenne générale. En 1896, Thévenet donnait comme moyenne des maximas extrêmes et comme maximum absolu à Oran les chiffres de 340 1 et de

Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.

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Écart: 81 "8,6 11,3 10,1248,2 11,8 1210125 4114100880 0960729

1. Nous avons choisi la date de 1888 comme étant celle où le service météorologique d’Alger a été installé à l'Hôtel de Ville (Voir le recueil du Bur. Cent. Mét.). L’attitude (38M5) ne diffère pas ainsi sensiblement de celle de la station de l’Université (59m).

2. Par exemple le 6 août 1907. (Bur. cent. Mét. Obs. du rés. afric. 4907, p. 10). Le thermomètre est monté à 4004. Humidité relative : 24, chiffre extrêmement faible, la moyenne mensuelle ayant été de 69,7. Vent N. et

E. faible. Nébulosité nulle.

400, tandis qu’'Alger figurait sur son tableau ! avec 380 7 et 459 ; depuis cette date, si le thermomètre est monté à Oran, en 1906, à 449 6, cependant, entre 1896 et 1914, on n’y a noté que deux fois une température supérieure à 409, contre quatorze observations de ce genre à Alger ?. On s’en étonne au premier abord, en songeant à la latitude, et surtout au paysage oranais plus brûlé et certainement d’aspect plus africain que celui d'Alger. Mais Oran est mieux exposé que la majeure partie d'Alger * aux brises rafraîchissantes du large par son développement sur un plateau et par ailleurs plus aéré dans la partie basse par le courant d’air du ravin qui est le site de la vieille ville. Quant à Tunis, l'amplitude annuelle, plus élevée que celle des deux autres stations, s'explique avant tout par les maximas élevés de la saison chaude. La moyenne des maximas d'été y est de 310 contre 270 6 à Alger et les extrêmes absolus y ont atteint 480. Par là s’aflirment les influences steppiennes et sahariennes qui pénètrent ici plus avant vers le Nord que partout ailleurs dans l’Afrique du Nord.

Les observations sur la température à Alger que nous avons utilisées jusqu'ici ont été faites soit à l’Hôtel-de- Ville, c’est-àdire au pied de l’ancienne ville exposée au Sud-Est, soit à l’Université, c’est-à-dire dans la partie de Mustapha qui regarde l'Est. Elles ne sauraient donc donner une idée suffisamment précise

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