Exactement 4.305 habitants
2. Les chiffres de la population des trois arrondissements, déduction faite du quartier de l’Esplanade, sont :
1881.. 46482 h, 1896.. 57705 h. 1906::."649191h. 1921.. 73634 h. 1891.. 52566 ALES ONCE 1911.. 65905 1926.. 83284
3. Accroissements quinquennaux : 1981-96 : 9,7 % 3 4896-1901 : 2,5 % 5 1901-1906 : 4,2 % ; 1906-1911 : 6 %.
&. En 1921, 195.655 habitants. En 1926, 214.920.
5. Superficies des trois arrondissements : 17 arrt : 33 hect. 30 ; 2e arrt : &k hect. 40 ; 3 arrt : 39 hect. 10. Mais on doit remarquer que le 2€ arrt comprend une superficie importante de terrains militaires et que la partie correspondant à l’ancienne ville ne représente guère que 18 hect. Dans le 3 figurent l’Amirauté et les quais du port. La densité des régions habitées par la population civile est en réalité bien plus considérable.
6. La limite inférieure de cette circonscription est formée par la place de
est celui de toute la ville où l’on note la plus forte densité de population. En 1881, elle était de 1.436 habitants à l’hectare, chiffre déjà considérable ; en 1921, elle atteignait 2.028 habitants, en 1926, elle s'élevait jusqu’à 2.255 1. Or le peuplement de cet arrondissement est en grande quantité constitué par les Indigènes musulmans, dont la proportion n’a cessé d'augmenter dans les dernières années ; elle était de 80 % au dernier recensement ?. C’est à cet élément seul que lon peut attribuer l’accroissement de 4.086 unités qu’on observe en 19265; et l’énorme mortalité (36,3 pour 1000) que ne suffit nullement à compenser la forte natalité (33) autorise à expliquer ce gain de population exclusivement par des apports extérieurs 4. C’est évidemment le quartier de la ville qui attire le plus l’immigrant indigène musulman. C’est là qu’il se sent le moins dépaysé. Indépendamment des autres circonstances du milieu, 1l y retrouve des parents et des amis de son douar et de son village. On peut estimer à
la Lyre, la rue Randon et la place Randon, la rue Marengo et la rampe Valée jusqu’au boulevard Guillemin, boulevard militaire du Nord.
1. La superficie de cet arrondtest de 44 hect. 40. Maïs en réalité la parte à considérer comme quartier civil et comme agglomération bâtie n’en occupe que 18. Il faut donc retrancher la zône militaire dans le calcul de la densité. On obtient ainsi pour des populations de 25.857 habitants (1881), 36.507 (1921), 40.593 (1926) les taux énormes que nous donnons ici : en 1881, 1.436 habitants, en 1921, 2.028 habitants, en 1926, 2.255.
2. Elle était en 1901 de 72 % (20.248 sur 28.018), en 1911 de 75 % (24.486 sur 32.344), en 1921 de 78 % (28.546 sur 36.507), en 1926 de 80 % (32.625 sur 40593).
3. En effet les populations française et étrangère réunies accusent un gain de 7 unités, ce qui est évidemment un recul.
4. Entre les deux recensements de 1921 et de 1926, il y a, dans cet arrondt un excédent des décès sur les naissances de 425 habitants.
près de 3.000 1 le nombre de ceux qui vivent en célibataires, généralement par petits groupes ; ils s’entassent dans les logis les plus divers et les moins salubres, et couchent dans des chambres où ils se contentent d’une place aussi restreinte qu’au café maure ?. Les familles ne sont guère mieux partagées. Devant cette compression extraordinaire de la population, sur une superficie qui représente bien approximativement le tiers de l’ancienne ville turque, on ne s’étonne plus que des auteurs du xvn® siècle aient pu estimer sans exagération à 400.000 et plus le nombre des habitants d’Alger ÿ.
Après la Casbah, c’est dans le quartier de la Marine, de l’ancienne Préfecture et de la rue Bab-el-Oued, c’est-à-dire dans le 1€T arrondissement que l’on trouve la densité la plus forte, comparable à celle de la haute ville 4. En 1881,
1. Nous avons compté, dans le dénombrement de 1926, 2.987 feuilles de ménage de ce genre.
2. Le Dr Lemaire (0. c., 1925, p. 107) estime que dans cet arrondissement, le nombre des pièces habitables est de 0,33 par tête ; soit trois individus par pièce. Dans la réalité, ce cœflicient est souvent bien inférieur.
3. La superficie de la ville turque étant, sans la citadelle de la Casbah, de 41 hect. 1, la densité aurait été de 2,433 habitants à l’hectare. Or en estimant le quartier actuel de la Casbah à 18 hectares, on trouve en 1926 un chiffre analogue, soit 2.412 habitants. Sans doute d’ailleurs, beaucoup de maisons de la haute ville étaient-elles, au xvrr® siècle, des maisons de riches où l’espace était plus largement dispensé, les quartiers bas d’Alger étant les plus encombrés. C’est l'inverse aujourd’hui par suite du refoulement de la population indigène qui a suivi notre arrivée et a fait de la haute ville son domicile plus particulier.
4. Les limites actuelles sont : la rue de la Marine, la place du Gouvernement, la rue Mahon, le rue de l’Intendance, les rues Boulaba, Marengo, la rampe Valée et le Boulevard Guillemin jusqu’au bastion 23. La superficie est de 33 hect. 30 ; mais 17 hect. 40 seulement faisaient partie de la ville turque. D'autre part, dans la comparaison entre les recensements antérieurs à 1921
elle était, dans l'arrondissement entier de 304 habitants à l’hectare, en 1901 de 596, en 1921 de 813, en 1926 de 8711 et de 1.376 habitants pour ce quartier seul. Si les chiffres sont inférieurs, la progression peut être comparée à celle qui distingue le quartier de la Casbah ; en outre on doit remarquer que malgré la diminution importante de la population étrangère, dont l’application de la loi de 1889 ne saurait seule rendre compte, il y a eu un accroissement en 1926 ?. Les excédents des naissances sur les décès ne suffisent pas non plus ici à l’expliquer #. On est donc amené à
et les derniers, nous avons dû tenir compte du changement de la limite Sud, qui en 1916, a été reportée de la ligne du boulevard de France à la rue de la Marine exclue d’ailleurs de l’arrondissement. En 1921, on dénombrait entre ces deux lignes 2.655 habitants, en 1926, 3,103 habitants qu'il faut donc ajouter aux chiffres du 17 arrondt pour l’exactitude de la comparaison. On obtient ainsi les résultats suivants :
Pop. du 1er arrt dans les limites antérieures à 1921.
1881.. 10590h. 1901.. 20759h. *1921.. 25657 + 2655 28312 h. 1891.. 12278 1906.. 21288 *1926.. 27222 + 3103 — 30325 1896.. 20427 4911.. 21511 *Dans les limites postérieures à 1920.
4. Ces chiffres sont calculés en raison de la superficie du 1€T arrt dans les limites antérieures à 1921, soit 33 hect. 30 (sup. actuelle) + 1 hect. 50 attribué depuis au 3€ arit, Mais sil’on ne considère que la partie qui appartenait à la ville des Tures, soit le quartier à l’Est et à l’Ouest de la rue Bab-el-Oued (17 hect. 40) on trouve la densité énorme de 1.320 à l’hectare en 1926.
2. Comparaison des dénombrements de 1921 et 1925 (dans les limites actuelles).
Français Étrangers Indigènes Total LOFT 13794 7254 4609 25657 AIZO PETER 16827 4584 5811 27222 Différence +3033 —2670 +1202 +1565
3. Excédent des naissances sur les décès de 1921 à 1925 inclus : 530 habitante.
admettre qu’il y a eu ici aussi des apports de l’extérieur. Or, l'élément de la population qui, dans cet arrondissement, a progressé le plus en nombre dans les vingt-cinq dernières années est certainement l’élément indigène musulmant. La proportion est de 139 %, de 1901 à 1926, alors qu'elle n’est plus que de 44 % pour les Français et qu’elle devient négative pour les étrangers (—35 %). Le quartier de la Marine et de l’ancienne Préfecture, qui a conservé des maisons mauresques et des rues comparables à celles de la Casbah, continue à recevoir des immigrants indigènes plus ou moins temporaires ? et réalise lui aussi un type net de surpeuplement.
Le 3€ arrondissement # est un quartier mixte, peuplé presque exclusivement dans sa partie basse de nationaux Français et d'étrangers, et dans sa partie haute d’Israëlites naturalisés, d'Européens et d’Indigènes musulmans #. Or sa population, qui depuis 1881 se maintenait à peu près dans les mêmes chiffres, a augmenté à partir de 1906, mais surtout à partür