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4. Il existait encore en 1900 deux ou trois îlots (fondouks de la rue d’Isly, teintureries indigènes de la rue Mogador) qui ont disparu depuis. La population musulmane est en régression. En 1901, on compte 1.609 Musulmans, en
4921, 1.284, en 1926, 1.125.
Mustapha, qui était le plus français par sa population et son commerce *.
Bab-el-Oued — 5° arrondissement actuel — est une entité si nettement distincte qu’elle a échappé aux variations des limites administratives et qu’elle a, dès sa naissance, mérité une mention spéciale dans les recensements, si bien qu’on possède quelques données sur l’histoire de son peuplement depuis les premier temps de notre occupation. Bab-el-Oued a toujours été le principal faubourg ouvrier d’Alger ; il s’y est porté de bonne heure une population européenne principalement espagnole, plus ou moins flottante d’ailleurs, surtout au début, et que les crises subies par la ville faisaient refluer vers l’intérieur ? ou vers le pays d’origine. Il a fallu pour en fixer une partie, des perspectives de travail plus claires, des moyens d’existence mieux assurés, qui n’ont guère apparu que vers 1880. Il y a toujours eu, par suite, dans le peuplement de ce faubourg deux éléments de provenance étrangère très-différents : l’un qui se stabihisait, l’autre fourni par l’immigration temporaire, variable en fonction de la demande de main-d'œuvre, et de plus en plus du taux des salaires. Et c’est bien ce que traduiraient les résultats des
1. En 1926, il y avait 21.356 Français sur 24.891 habitants. Le nombre des étrangers avait diminué depuis 1921 de 1.002. On peut entrevoir quelque perspective de peuplement pour l’avenir par l’occupation de la zône militaire du haut quartier et par la construction en cours de maisons neuves sur l'emplacement des vieux immeubles.