‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 319 sur 465 · ALGÉRIE IN NOTONS TONNES · texte numérisé non relu

ALGÉRIE IN NOTONS TONNES

péenne, française et étrangère. Ce serait déjà une raison suffisante, à défaut d’autres, pour y reconnaître le véritable centre de la colonie.

C’est à Alger, par suite, que tous les éléments — et nous ne faisons plus ici aucune distinction — trouvent les meilleures conditions pour se rapprocher, pour se connaître et pour se fondre. Il appartient à l’élément français d’origine, dont nous avons montré l’importance, de rester prépondérant, par le nombre d’abord, mais plus encore par l'influence de notre civilisation. [Il est bien armé pour travailler à cette œuvre ; elle se poursuit lentement, jusque dans le milieu indigène musulman. Il y a, entre autres, un signe extérieur, intéressant à noter, que nous espérons avoir suffisamment fait apparaître dans cette revue de la population algéroise. C’est la diffusion de plus en plus grande des divers éléments sur le territoire de la commune. Ils sont tous représentés partout, dans des proportions assurément différentes, très différentes même parfois , mais enfin ils se mêlent malgré tout les uns aux autres dans tous les quartiers de la ville. Nous en avons donné de multiples témoignages. Alger conserve bien encore, et conservera longtemps son caractère de ville plus ou moins compartimentée, au point de vue ethnique ; mais les cloisons sont de plus en plus légères et fragiles. Ce n’est pas un fait négligeable dans l’histoire de la colonie ; on peut, sans exagération, y apercevoir

un symbole.

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