‹ Alimentation de la Ville de Saint-Brieuc en Eau PotableChapitre 15 sur 59 · URS E · texte numérisé non relu

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Cette émulsion est amenée au bas d’une colonne en ciment armé de 1" 60 de diamètre et de 5 mètres de hauteur (fig. 5-8) par un tuyau en grès qui la traverse dans son axe vertical.

Cette colonne, dite de self-contact, a pour effet de prolonger le contact de l’eau et de l’air ozoné en bulles excessivement fines, et par suite, de parfaire la stérilhisation de l’eau. Il en résulte une durée de contact de 3 minutes de l'air ozoné et de l’eau.

Chaque colonne est munie de regards permettant de s’assurer de la limpidité de l’eau et du bon fonctionnement des appareils.

La production de l'air ozoné nécessaire à la stérihsation est obtenue par le passage de l’air desséché, provenant du dessicateur au chlorure de calcium (Fig. 5-10 et 11), entre les électrodes des ozoneurs c'est-à-dire à travers l’effluve électrique.

Un ventilateur électrique aspire l’air desséché et le refoule dans le générateur d'ozone (Fig. 5-6).

Il Èy a deux générateurs d’ozone semblables correspondant aux deux moteurs à gaz pauvre, aux deux pompes et aux deux alternateurs. Ces appareils sont montés dans une cage métallique en partie vitrée, hermétiquement close, dans laquelle sont logés trois éléments producteurs d'ozone.

Chacun de ces éléments est composé de deux électrodes négatives et une positive, en fonte creuse ; entre chaque électrode se trouvent deux glaces maintenues à 3 millimètres d’écartement l’une de l’autre à l’aide de cales en verre, ces glaces formant

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diélectrique. L’électrode centrale positive communique avec le pôle à haute tension d’un transformateur, tandis que les électrodes négatives sont mises à la terre avec l’autre pôle du transformateur.

Les faces extérieures des glaces étant, de cette façon, maintenues à des potentiels différents, l’effluve jaillit entre leurs faces intérieures, et, en faisant circuler l’air dans cette zone d’effluves, son oxygène est transformé partiellement en ozone.

Pour assurer cette circulation, les glaces, qui sont accolées aux électrodes négatives, sont percées à leur centre d’un orifice correspondant à une boîte en grès portée par l’électrode ; cette boîte communique avec la canalisation d’air ozoné qui est en grès. Par suite de ce dispositif, on voit très bien que l'air aspiré par les émulseurs, avant d'arriver dans cette canalisation, est obligé de traverser la zone d’effluves électriques et de se charger d’ozone.

L'appareil étant en marche, l’effluve électrique agit sur le verre en l’échauffant ; pour éviter que les glaces ne soient portées à une température susceptible d’occasionner leur rupture, on fait circuler de l’eau dans les électrodes en fonte. L’eau rentre et sort des électrodes positives sous forme de pluie. La canalisation est supportée par des isolateurs en porcelaine et, par suite de la division du jet d’eau, elle est d’une façon constante isolée, tout en assurant le refroidissement désiré.

La circulation de l’eau et de l'air, son état hygrométrique, la dépense d'énergie électrique sont

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contrôlés par des appareils enregistreurs qui inscrivent à chaque instant le fonctionnement de l’usine, et qui sont, en même temps, des surveillants impartiaux et de chaque instant des opérations que le personnel de l’usine doit assurer.

L’eau stérilisée sortant par la partie supérieure des colonnes de self-contact, se rend aux désaturateurs (fig. 5-9) où elle tombe en chute par cascades successives dans un bac en ciment armé et de là dans le grand réservoir A de la fig. 4.

Dans ces chutes, qui se font sur trois marches de 0" 20 de hauteur chaque, l'ozone en excès dans l’eau se dégage et est évacué dehors.

Avant de parler du grand réservoir de 3.000 mètres cubes, je dois dire un mot des opérations effectuées chaque jour pour contrôler le bon fonctionnement de l’usine.

Préalablement j'indique les concentrations minima utilisées à cette usine pour obtenir la stérilisation de l’eau :

Air ozoné : 2 milligr. 5 d'ozone par litre.

Eau : 1 gr. à 1 gr. 2 d’ozone par mètre cube.

Les dosages d’ozone dans l'air traité et des indicateurs de débit d’air et d’eau devront donc permettre à chaque instant de contrôler la marche des appareils, juger si les concentrations minima sont constamment obtenues, et apprécier les quantités respectives mises en contact.

Il existe bien un contact de débit d'eau ; au début,

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