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NAMUR

sulfite, placée dans une burette graduée, dans la solution d’iode : quand la décoloration est limite, on ajoute quelques gouttes d’empois d’amidon qui donne avec l’iode une coloration bleu intense, permettant de mieux apprécier la fin de la réaction. La liqueur est rarement juste (24 cc. de la liqueur d’hyposulfite décoloreraient alors les 10 cc. de la liqueur d’iode). On la rectifie suivant les procédés habituels.

SOLUTION D’IODURE DE POTASSIUM. — Elle est à 83 gr. d'iodure de potassium chimiquement pur par litre d’eau.

LIQUEUR D’ACIDE SULFURIQUE. — À 49 gr. par litre, aussi exactement que possible.

Pratique du dosage. — On prend 30 cc. de la liqueur d’iodure, 30 cc. de la liqueur de S OH? qu’on place dans une éprouvette jaugée de 500 ce.

On met de l’eau pour avoir 380 cc. environ.

On répartit dans plusieurs barboteurs, soit à joint de mercure, soit à réunion de caoutchouc. (Pour ces derniers, éviter le contact du caoutchouc et de l’ozone). On fait barbotter 10 litres d’air le plus vite possible (moins de cinq minutes) afin d'éviter que l’ozone ne se décompose dans son parcours.

L'iode est mis en liberté : on vide les liqueurs dans l’éprouvette, on complète à 500 cc. ou à 1.000 cc. avec les eaux de lavage des barbotteurs.

On prend alors une partie aliquote (50 ou 100 cc.)

LS

et on les verse dans la fiole à dosage. On titre par l’hyposulfite.

Soit : 1.000 cc. de liqueur sur laquelle on prend 100xcc:

On lit sur la burette l'ozone par litre en milligrammes.

On regarde l'indicateur de débit d'air. En multipliant le volume d’air par la concentration, on a le poids d'ozone par heure. Puis on consulte l’indicateur de débit d’eau. En divisant l’ozone par heure par le débit d’eau à l’heure, on a la quantité d'ozone par mètre cube d’eau.

Indiquons incidemment ici que la Compagnie concessionnaire à garanti par son contrat qu'il n’y aurait jamais plus de dix germes par centimètre cube au désaturateur et aucun germe pathogène, défalcation faite des germes sporulés.

Nous avons laissé l’eau au moment où elle quittait le désaturateur pour entrer dans le grand bassin de réserve. Nous allons donner une description détaillée de ce bassin sur lequel nous aurons à revenir plus tard dans la discussion.

Ce réservoir, enfoui complètement dans le sol, est divisé par un fort mur de séparation, en deux compartiments de 1.500 mètres cubes chacun, de facon à permettre, dans tous les cas de visite, de nettoyage, de réparations, etc., de vider leau d’un compartiment en laissant l’autre en service.

Chaque compartiment présente la forme d’un

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rectangle qui, mesuré au sommet du mur de séparation, a une longueur de 22"70 pour une largeur de 17"30. La profondeur de l’eau est de 4 mètres au-dessous de la cote 123.

Le mur de séparation, les murs de pourtour et le radier sont en maçonnerie ordinaire et revêtus d’un enduit au ciment de 0"025 d'épaisseur.

Huit voûtains en briques, perpendiculaires au mur de séparation, couvrent le bassin en reposant sur des fers spéciaux supportés par 28 piliers en maçonnerie par compartiment (piliers en maconnerie recouverts d’un enduit au ciment), et deux regards d'aération y sont ménagés.

Sur ces voûtains est établie une couche de terre végétale de 0"40 d'épaisseur.

Deux conduites puisent l’eau dans les compartiments et se réunissent au départ de la conduite maîtresse de distribution. Elle sont pourvues de robinets-vannes qui permettent d'isoler de la conduite-maîtresse, l’un ou l’autre des compartiments, ou tous les deux à la fois. Ces robinets se manœuvrent de la chambre de manœuvre située au milieu du bassin et représentée sur la figure 4.

Une communication avec robinet-vanne, posée dans le mur de séparation, permet de mettre en communication les deux compartiments ou de les isoler.

Enfin, il existe un appareil enregistreur électrique de niveau à distance (Carpentier) indiquant à toute heure de jour, et les enregistrant, les variations de niveau d’eau dans ce réservoir de distribution.

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