‹ Alimentation de la Ville de Saint-Brieuc en Eau PotableChapitre 20 sur 59 · PONS ES · texte numérisé non relu

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ment pour atteindre au pont de Gouët une altitude minima de 10 mètres.

Dans sa partie la plus élevée, ce plateau mesure également près de deux kilomètres et, de l’hospice général au vieux cimetière (ligne de faîte du plateau démarquant le versant du Gouët de celui du Gouédic), son altitude varie entre 105 et 115 mètres.

On voit donc que partout la dénivellation du terrain est suffisante pour assurer une bonne pression entre chaque point de la distribution intérieure.

Dans le quartier de la Gare, qui se trouve à une altitude très élevée, la pression P —2 kilos 500.

Sur la place du Théâtre, que l’on peut considérer comme le centre de la ville, P — 4 kilos 500.

Enfin dans les bas quartiers, comme celui du Gouët par exemple, la pression monte encore et y atteint 6 kilos.

Cette pression eût même été trop considérable dans la partie la plus basse de la ville, au Légué, qui se trouve seulement à une altitude de 10 mètres ; aussi a-t-on établi sur la vieille côte du Légué un réservoir coupe-charge réduisant à 4 kilos la pression qui serait normalement de 11 kilos.

On a également, mais alors dans un but d’économie, établi un réservoir coupe-charge aux abattoirs ; la pression n’y atteint plus de la sorte que 1 kilo 800 au lieu de 3 kilos. Cette mesure fut nécessitée par un gaspillage assez considérable, les garçons bouchers omettant de refermer les robinets après s’en être servi, aussi, depuis cette innovation,

AO

la consommation de l’abattoir a diminué de près de moitié.

(Nous avons signalé dans l'introduction que les triperies de l’abattoir étaient alimentées par l’eau de la Balavoine.)

Toute la canalisation urbaine est en fonte, avec

joints en plomb, dits « joints Paris ».

Ce réseau est du type ramifié, c’est-à-dire qu'il se compose de plusieurs canalisations maîtresses sur lesquelles viennent se brancher des conduites de moindre importance : nous verrons plus loin quels sont les inconvénients de cette disposition.

Des robinets-vannes placés dans les endroits convenables permettent d'interrompre la circulation de l’eau dans telle ou telle partie de la canalisation, lorsque des réparations ou l'installation de nouveaux branchements sont nécessaires.

Dans tous les points déclives de la conduite se trouvent des bondes de décharge permettant d'effectuer des chasses pour le nettoyage des tuyaux.

Dans toutes les rues de la ville sont placées des bouches d’arrosage et d'incendie à des distances variant de 50 à 100 mètres.

Enfin des bornes-fontaines au nombre de 130, placées principalement dans les quartiers populeux, permettent aux ouvriers d’avoir de l’eau potable à leur portée immédiate.

Le nombre de ces bornes-fontaines va graduellement en diminuant, car on les supprime dans les

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