SCENE VII
ALINE, se jetant dans ses bras.
Ah ! que vous êtes bon !
VINCENT
Chère Aline, plus bas.
— ' Je puis mettre pour vous à profit ma sortie : Sous ma protection, Marthe, avec moi partie, A la porte de l'Est me quitte et je l'attends... Pour gagner la frontière il faut quelques instants; Sitôt qu'elle revient, j'éloigne mon escorte. Et fais, devant ses pas, rouvrir la même porte. — Si votre mère peut supporter le trajet, Vous le voyez, le mien vaut bien votre projet.
ALINE
Ah ! que je suis heureuse, et que je suis coupable ! Pardonnez-moi, Vincent! tant de bonté m'accable... Je vous croyais méchant et je vous accusais, Tout en vous défendant... Et puis je me disais : C'est cette politique affreuse qui le change, Mais il me reviendra... N'est-ce pas, c'est étrange J* Oh ! merci !
Pas encor, car rien n'est encor fait.
jo ALINE.
ALINE
Hâtons-nous et reviens... Préviens Marthe...
VINCENT
En effet. —
Mais non!... Donnez-lui donc cet ordre-là vous-même. — Adieu, vilaine ingrate.
ALINE, l'embrassant avec transport.
O mon Vincent, je t'aime !
VINCENT, à part.
Marthe sera bientôt sous les verroux.
11 sort par la droite.