TESTAMENTS DE HEMRI HEINE
2 5. — Je défends de soumettre mon corps après mon décès à une autopsie; seulement, comme ma maladie ressemblait souvent à un état cataleptique, je croîs qu'on doit prendre la précaution de m'ouvrir une veine avant mon enterrement.
§ 6. — Si je me trouve à Paris à l'époque de mon décès, et que je n'habite pas trop loin de Montmartre, je désire être enterré dans le cimetière de ce nom, ayant une prédilection pour ce quartier, où j'ai résidé pendant de longues années.
{7. —Je demande que mon convoi soit aussi modeste que possible, et que les frais de mon enterrement n'excèdent pas le montant ordinaire de celui du plus simple bourgeois. Quoique, par acte de baptême, j'appartienne à la confession luthérienne^ je ne désire pas que le clergé de cette Église soit convié à mon enterrement ; je renonce même au ministère de tout autre sacerdoce pour célébrer mes funérailles. Ce désir n'est pas dicté par quelque velléité d^esprit fort. Depuis quatre ans, j'ai abdiqué tout orgueil philosophique^ et je suis revenu aux idées et aux sentiments religieux; je meurs croyant en un Dieu un et éternel créateur en monde, et dont j'implore la miséricorde pour
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mon âme inmuM*teUe. Je regretlB d^avoir dans mes écrits quelquefois .parlé des choses saintes sans, le .respect qui leur est dû, mais j*étais plutât en:braîné par l'esprit de mon époque que par mes propres penchants. Si j'ai, à mon insu, offensé les bonnes imœurs et la morale qiii est la vraie esseneede toutes les croyances monothéistes, j'en demande «paordon à Dieu et aux hommes. Je défends qu'aur cnn discours, on aHemand ou français, aoit tens sur ma tombe. En même tenu]», .j'énonce le déstr que mes compatriotes, quelqueiheureuses que p«is- •sent devenir les destinées de nûtYe)pays,;s'abstiea* nent de transférer mes eendres^n Âlïemaigae.;jt ;n'ai jamais aimé à prêter ma personne àdes moiiiAvies politiques. La grande afGaire de ma vie élaît de travailler à Tentente cordiale entre rÂllemagne^et lia France, et à dejouerlesartificesaesenBemis.de la démocratie qui exploitent à leur profit les préjugés et les animûsités internationaux^ Je cnn .avoir bien mérité autant de ines compatriotes %isa <des Français, et tes titres que j'ai à leur gratitnA» âont sans doute le plus précieux legs que jlaîeii conféra à ma légataire universelle.
^8. — Je nomme pour exécuteur testamentaifli