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molé, et comme transportées déjà dans l’immuable éternité, elles ont commencé à chanter le Sanctus et l’AUeluia sans fin qui retentit dans les parvis célestes, au dire de l’Apôtre saint Jean.
Or, ces merveilles de l’amour eucharistique, le
dirai-je, c’est à une autre merveille qu’il faut faire
remonter leur présence dans ce sanctuaire ; à une merveille de la Providence de Dieu, de cette Providence qui dirige tout, non seulement les choses et les événements, mais encore les hommes et les nations;et dont les merveilleux desseins selisent dans l'Histoire des peuples. Il y à trois cents ans environ, pour la première fois sur ces rives du Saint- Laurent, un autel était dressé; pour la première fois sur cet autel Jésus descendait pour prendre possession de ce Canada qui devait être si fidèle à son Eucharistie, Or,en ce jour mémorable, c'est un fils de saint François qui fit descendre Dieu, du ciel sur la terre, ce sont des mains franciscaines qui le reçurent pour la première fois et le présentèrent à l’adoration de cette nature vierge encore et de ses sauvages habitants, ce sont des Franciscains qui l’emportèrent sur ces rives, dans ces plaines, au . fond de ces forêts, c’est leur voix qui l’attira jusque
durs Éd
dans les solitudes les plus reculées, en un mot ce
sont eux qui ont donné l’Eucharistie à la patrie canadienne. Or, voilà qu’un sanctuaire s'est élevé sur cette même plage devenue une grande ville, sanctuaire eucharistique que le Saint Sacrement exposé illuminera, nuit et jour, de sa présence, et contre toute prévision, les gardiennes du Trésor donné au Nouveau Monde par suint François, ce sont ses filles qui l’enveloppent de l’encens de leur prière et des flammes de lcur amour. Merveilie évidente, que ne coinprer aent pas ceux qui voient seulement les faits isolés et ne croient qu’au hasard, maïs qu'admirent dans le ravissement ceux qui croient à la Providence et l’adorent dans l'Histoire.
Voulez-vous d’autres merveilles encore de cette Providence qui préside aux événements de l’histoire ? Un jour vint, il y a de cela plus d’un siècle, où la France, dans ces pays, dut reculer devant l'ennemi triomphant. Dans une bataille restée célèbre, celle des plaines d'Abraham, livrée sur ce sol même qu'en ce moment vous foulez, l'Anglais
porta le coup de grâce à la France et son triomphe fut définitif.
D. ce
de
On pouvait croire que du même coup seraient étouftés et la France et le catholicisme. Or, ironie
de la Providence ! sur ce même emplacement qui
devait être le tombeau de la France, un. Institut français s'établit comme par miracle, et des osscments français enfouis dans ce sol germe un sanctuaire, précisément consacré à cette Eucharistie qui est le centre, le foyer et la moëlle de la religion catholique. N'est-ce pas une merveille ?
En voici une autre encore. Ces adoratrices, filles de François d’Assise, elles sont missionnaires, elles vont prendre ici, je ne dirai pas tout-à-fait l’Eucharistie, mais la dévotion à l’Eucharistie, et elles vont la porter dans toutes les parties du monde. A Carthage, au Mozambique,au Congo, en Chine, aux Indes, au Japon, il y a des missionnaires de l'Eucharistie, enfants du Canada, parties de Québec. La vieille métropole qui pouvait se glorifier d’avoir été la source de la vie religieuse dans l’Amérique du Nord voit avec orgueil sa couronne s'enrichir et s'étendre dans des proportions sans limites: voici que de ses hauteurs, la dévotion à l'Eucharistie, source de vie, coule jusqu'aux extré-
mités de la terre ! Merveille d’Apostolat qui prend
ici son origine. N'est-il pas vrai, mes sœurs, que voilà déjà bien des merveilles ?
Je n’en finirais pas si je voulais énumérer toutes celles qui sont ici renfermées : il en est une cenendant que je veux signaler en dernier lieu, c’est votre présence dans ce sanctuaire, âmes dévouées à l'Eucharistie. ‘“ Là où est le corps, là se rassemblent les aigles, ” est-il dit dans les Saintes Ecritures ; vous l'avez devinée dans le voisinage, la divine Eucharistie, et comme les aigles, vous vous êtes détournées de votre route pour voler ici avec empressement et amour. Date mémorable que celleci qui inaugure dans ce sanctuaire du Saint Sacrement encore imparfaitement achevé la série de pèlerinages dont l’œil ne peut entrevoir la fin, ni l'esprit calculer les fruits d'honneur et de gloire pour l’Eucharistie. C’est bien à vous que revenait cet honneur, religieux du Très-Saint Sacrement, prédicateurs attitrés de la dévotion eucharistique nul mieux que vous ne pouvait puissamment donner le branle au mouvement des masses vers ce sanctuaire, puisque vous devez plus que tout autre avoir le sens de la dévotion à l’Eucharistie. Vous inaugurez aujourd'hui une tradition d'union entre
PR ST ROME SE Cp nc thé ir AM see
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les deux grands sanctuaires encharistiques du Ca-
que nada, tradition quiira en se fortifiant toujours da-
tes vantage, et il appartenait bien ‘à la métropole de
n- * Montréal,la plus illustre fille de celle de Québec, de
est donner le signal et d'envoyer, la première, ses
Les hommages au sanctuaire eucharistique élevé par
m- son augüuste mère.
bu- Devant tant de merveilles, mes sœurs, tuisons-
di- nous ; que la merveille des merveilles, la Sainte
us T+ Eucharistie, foyer et source de toutes les autres,
rec paraisse, pour recevoir nos adorations, nos louan-
le- ges, nos actions de grâces et pour nous combler
a- tous de la merveilleuse abondance de ses béné-
de dictions ! | Ainsi soit-il.
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