HOMME NE VIT PAS SEULEMENT DE PAIN
(Prendre l'allocution XXVII, sur le travail, page igS. rrivé à la parenthèse de la page igS, on pourra connuer ainsi ) :
Vous appartenez à une de ces nombreuses rofessions, qui travaillent de près ou de loin
préparer la nourriture de l'homme. Cette alilentation, nécessaire à notre vie à tous, accaare une foule d'honunes et la plus grande parie du sol. A perte de vue, dans la campagne, ce ont des champs, des prairies, des potagers, des vines.Desmilliersd'hommes les cultivent, des miliers d'hommes leur ravissent leurs produits, des ailliers d'hommes transforment ces produits, des ailliers d'hommes les transportent, des milliers 'hommes les vendent aux consommateurs : et
208 ALLOCUTIOrsS MATRIMOiMALES
le bruit qui s'élève de tout ce travail sert d'écho à la parole divine : « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton visage (i). »
Mais, plus haut encore que cette parole di: Père, retentit cette autre parole du Fils « L'homme ne vit pas seulement de pain (2). > C'est-à-dire : il est Juste que nous nous occu pions de notre nourriture corporelle, puisqu( Dieu veut que nous vivions, et que nous ne pou vons vivre sans manger. Mais nous ne sommei pas seulement des corps : nous sommes de! âmes!... Et notre âme aussi a besoin de se nour rir : sinon elle mourra... Ecoutez ce trait.
Jésus était en Samarie, près du bourg de Si char : ses apôtres y étaient allés acheter des pro visions de bouche. Ils reviennent et lui disent
— Maître, voici à manger.
— J'ai à manger, leur dit-il, une nourriturt que vous ne savez pas.
— Sans doute, se disent entre eux les disci pies, en notre absence on lui a donné à manger
Mais Jésus les détrompe... et les éclaire :
— Ma nourriture, leur dit-il, c'est de faire li volonté de Celui qui m'a envoyé, et d'accompli î'œuvre dont il m'a chargé (i). »
Tous, ici-bas, nous avons à faire la volont de Dieu ; tous, nous devons travailler, chacuj
(t) Genèse, m, 19.
(2) S. Matthieu, iv, 4.
a;) S. Jean, iv. 8, 31-34.
i notre place, à l'œuvre dont nous sommes îharçés : ainsi nous contribuons modestement, inais réellement, au bien de tous, en même temps jue tous travaillent pour nous. Mais surtout, linsi nous faisons la volonté de Dieu.
N'oublions pas, en travaillant pour faire vivre es autres et pour vivre nous-mêmes, qu'il y a une lutre vie, une vie de l'âme, qui deviendra plus ard la vie du ciel. « L'homme ne vit pas seulenent de pain, mais de faire la volonté de Dieu. »
C'est, d'ailleurs, parce que vous croyez à cette de, parce que vous voulez faire la volonté de )ieu, que vous êtes venus lui demander de bélir votre Mariage.
Après les quelques heures, etc. (Page 196).
Pour un pâtissier.