‹ Allons-y gaiementChapitre 7 sur 7 · RETOUR AU PANTALON · texte numérisé non relu

RETOUR AU PANTALON

— Quelle chance ! j’avais des gigots, on vient de me rendre des jambes.

— Brosseur, il n’y a plus un bouton à mes chemises.

— Dame! capitaine, c’est le moment des grandes manœuvres pour les boutons. Le gouvernement les met sur deux rangs, et les blanchisseuses les envoient en tirailleurs.

L’avaleur de sabre profite des querelles entre journalistes pour se garnir le ventre.

Les inspecteurs de l’Université, trompés par l’uniforme, les interpellent en latin pour leur reprocher leur conduite.

— Tu joues ce morceau d’un ton trop haut.

— Jamais trop haut! Je l’ai joué l’autre soir sur l’impériale d’un omnibus.

Dis donc, ton petit crevé n’a pas l’air de s’amuser à Peau d'Ane.

— Je crois bien, on joue sa peau.

Que se serait-il donc passé, mon Dieu! s’ils avaient tenu un congrès de la guerre?

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Désolé d’arriver trop tard pour donner, lui aussi, sa note comme pacificateur.

— Ah! mon Dieu! un homme qui s'introduit dans ma chambre !

— Pardon, madame, je suis chroniqueur en voyage. Vous n’auriez rien àjne raconter?

— Votre client! D’est la première fois que je le vois à Paris à cette époque de l’année.

— Hélas! je n’ai pas pu lui faire faire sa saison à Clichy.

— De retour? Eh bien ! vous êtes-vous amusés à Bade?

— Nous sommes restés couchés tout le^temps pour tâcher de rêver un numéro.

— La somme que vos abonnés ont votée pour la statue de Campistron n’était pas suflisante, je n’ai pu exécuter que le piédestal.

— Cela suffit, c’est moi qui monterai dessus.

— Arrangez-vous de façon à ce que le grand homme auquel je fais élever une statue me ressemble.

Venant s’assurer s’il n aurait pas auss changé son armement.

— Je ne peux pas, cher ami, le pain de seigle a augmenté.

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