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Lettre I. — Alphonse de Mirecourt à Edouard
deBoisemont. — Portrait de M. de Surville, i Lettre II. — Discussion sur les plaisirs du monde. — Ils ne peuvent pas donner le vrai bonheur, parce qu'ils sont sujets à trop de variations. — Les hommes quiparoissent le plus heureux dans le monde , ont toujours quelque chagrin secret qui les empêche de jouir de tout ce que leurposition paraît avoir de flatteur. — Les principes reçus dans le monde s'opposent au bonheur de ses partisans, a LsTTRE III. — Du môme au même. — Inconséquence de celui qui attend qu'il ait éprouvé quelque échec dans le monde pour s'en retirer.— Comparaison du bonheur de l'homme religieux à celui du mondain. — La conduite des incrédules est plutôt faite pour éloigner de leurs principes que pour en Inspirer l'amour.— Pour que leur opinion signifiât quelque chose,il faudraitqu'ils l'appuyasssent sur de bonnes raisons. — Il ne sufTit pas de ne pas condamner la Religion , il faut la croire et la pratiquer. — Inconséquence de ceux qui ne tiennent aucun compte de ses menaces ni de ses promesses. — Manière dont on étudie la Religion dans le monde. — Quand on ne l'a pas étudiée, il faut s'en rapporter à ceux qui l'ont étudiée. — On ne peut pas dire que les philosophes soient désintéressés dans le compte qu'ils en rendent. — Ils ne
Page, savent ni ce qu'ils disent, ni ce qu'ils pensent, lorsqu'ils veulent en parler. i5
Lettre IV. — Du même au même. — Citation de plusieurs contradictions de Voltaire et de Rousseau. — Examen du mérite de ceux qui croient aux philosophes, pour arriver à apprécier quelle confiance on peut prendre en leur opinion. 2^
Lettre V. — Edoua-rd de Boisement à Alphonse. Ses plaisanteries surla crédulité de son ami. wSa raison principale pour ne pas croire en la Religion, — Nouvelles qu'il lui apprend. 56
Lettre VL — Alphonse à Edouard. — Il lui rend compte de ses irrésolutions. — Il le blâme de plaisanter sur une matière aussi peu plaisante que la Religion. — Ses terreurs quand il pense à Téternité. — Foiblesse des esprits forts décrite par La Bruyère. — Réponse du comte de Surville à la plaisanterie d'un petit-maître sur cette maxime de l'Evangile : Heureux les simples d'esprit. — Le comte explique comment la piété n'est pas coupable du ridicule qu'y mêlent certains esprits faibles. — Distinction entre la vraie et la fausse philosophie; cetle dernière est vaine dans son objet , pernicieuse dans ses effets et méprisable dans ses docteurs. — On ne peut pas excuser la mauvaise conduite des philosophes , en lui opposant celle de quelques mauvais chrétiens. ^i
Lettre VIî. — Du même au même. — Considérations sur l'éternité. — Les contestations qu'on élève sur les preuves de la Religion» ne nuisent pas à leur vérité. — Raisons de l'obscurité qu'on peut trouver dans la Religion.— Nécessité d'un culte à rendreà Dieu. 56
Lettre VIII. — Du même au même. — Le culte ne doit pas être seulement intérieur, il
: doit se produire à l'extérieur. — Justifica-
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lion (le la pompe des cérémonies de l'Eglise.
— Les dépenses que l'Eglise t'ail pour cet objet ne tournent point au détriment des pauvres. GS
LiLTTRE IX. — De Forlis à Alphonse. — Il lui apprend le départ de Boiseinont et les craintes qu'on voudroit lui inspirer sur son compte. — Il le prie de continuer avec lui la correspondance qu'il entretenait avec Boisemont. 82
Lettre X. — Alphonse à Forlis. — II se refuse à rien craindre de Boisemont, mais il cite à Forlis les raisons que son oncle lui a données pour se méfier de la probité des philosophes. 85
Lettre XI. — Du même au même. — La Religion n'est point une institution humaine.
— Nécessité d'une révélation. — Raison du long temps qui s'est écoulé avant la publication de l'Evangile. 92
Lettre XII. — Forlis à Alphonse. — Il s'excuse de lui fournir ses objeciions contre la Religion qu'il avoue n'avoir pas étudiée, et dont il ne s'est éloigné que pour suivre l'exemple général. — Il lui cite seulement quelquesuns des propos qu'il a entendu tenir contre elle dans la société. — Il lui reparle de Boisemont, qu'il ne peut croire un malhonnête homme; mais il craint de n'en être point remboursé au terme convenu, et ce relard le jeterait dans de grands embarras. — Ennui qu'il éprouve dans la compagnie de ses voisins de campagne. io5
Lettre XIII. — Alphonse à Forlis. — On ne peut pas dire que la Religion n'est borme que pour le peuple. — P^éponse à l'objection qu'on voudroit tirerde la mauvaise conduite de certains prêtres. Ce ne sont pas les prêtres qui ont inventé la Religion. — Raisons des honneurs et des prérogitives que toutes les
x'age.
nations leur ont accordés. — La pauvreté des Apôtres visiblement soutenus par Dieu, serait nuisible aux succès du clergé, dont Dieu n'autorise plus les prédications par des miracles. 107
Lr.TTRE XIV. Du même au même. — Alphonse se félicite d'avoir fait la connoissance du jeune Edouard de Ponfret. — Portrait qu'il fait de son nouvel ami. — Celui-ci lui prouve qu'il a tort de s'eiTrayer autant de la sévérité du joug de la Pieligion. 118
Lettre XV. — Forlis à Alphonse. — Les mauvaises intentions de Loîsemont sont enfin reconnues. — Forlis a appris l'histoire entière de sa vie, qu'il rapporte à xilphonse. — rvcncontre de Forlis avec son curé. — Ilonliôletés réciproques qu'ils se iont. — Forlis, qui le croit d'une grande simplicité, l'engage à dîner, dans l'espoir d'obtenir de lui quelque aveu défavorable à la Pieligion. — Il promet à Alphonse de lui rendre compte de la discussion qu'ils auront. loo
Lettre XVI. — Alphonse à Forîis. — li {daint le malheureux sort de Boisemont. — Exemple que lui a cité son oncle du peu de confiance que mérite la probité qui n'a pas la Religion pour base. — Comparaison dont son oncle s'est servi pour lui faire comprendre comment un chrétien est vraiment heureux dans ce monde, malgré toutes les épreuves auxquelh:s il peut être soumis. — Discussion sur la confession. i36
Lettre XVII. — Forlis à Alphonse. — Il lui apprend qu'il a eu une conversation avec son curé, mais il n'en a pas rédigé le récit. — En attendant qu'il puisse le lui envoyer, il lui apprend qu'il est loin d'être aussi simple qu'il lu lui avait paru. — Il a reçu une lettre de Boisemont, qui conserve toute son
Page, impudence, et qui cherche encore à l'intéresser à son sort. — Il a beaucoup goûté le caractère et les observations d'Edouard de Ponfret, dont il voudroit faire la connoissance. i52
Lettre XVIII. — Alphonse c^ Forlis. — Histoire de la vocation extraordinaire d'un jeune homme qui quitte le monde pour entrer dans l'ordre des missions étrangères. i56
Lettre XIX. — Du même au même. — Discussion sur l'enfer. 168 Lettre XX. — Forlis à Alphonse. — Il lui apprend que Boisemont s'est suicidé en prison. — Il lui envoie le récit de sa discussion avec son curé, dans laquelle celui-ci lui a prouvé qu'il faut renoncer au sens commun pour ne pas croire en la Religion chrétienne. 180 Lettre XXI. — Alphonse à Forlis. — Réflexions sur la mort funeste de Boisemont. — Ses hésitations entre le bien qu'il désire faire et le mal auquel il n'a pas la force de renoncer. — Discussion sur les mystères. 198 Lettre XXII. — Forlis à Alphonse. — Il lui apprend qu'il est résolu à s'amuser encore cet hiver dans le monde, mais qu'il est déterminé à se convertir au printemps. — Réponse de son curé à l'annonce qu'il lui fit de cette résolution. 212 Lettre XXIÎI. — Alphonse à Forlis. — Il cherche à le faire revenir de sa détermination qu'il trouve inconséquente et dangereuse. Il lui apprend qu'il a vaincu toutes ses hésitations, et qu'il a enfin exécuté une résolution dont il reconnoijsoit la sagesse et îa nécessité. — Il lui dépeint la joie qu'il éprouve dans son nouvel état. 2i5 Lettre XXIV. — Le curé de 31arville à Alphonse. — Il lui apprend l'accident arrivé à Forlis, et l'engage à se rendre auprès de lui.2 17 CoscLrsiON. 218
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