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« de la conservation des substances des trois règnes » (1). J.-J. Virey indique « sept procédés pour conserver les corps végétaux et animaux destinés à l’usage pharmaceutique, ou économique, etc.« C’est 1° la dessiccation et aussi l’infuma- « tion ; 2° la concrescibilité au moyen de la chaleur ou par « le froid ; 3° les condiments, soit acides, soit salins, soit « hAuileux ; 4° les spiritueux ; 5° l'oxidation ; 6° le tannage «et l'embaumementavecdes aromates; 1°la modification (sic) « naturelle (2), hors du contact de l'air. »
N.-E. Henry et G. Guisourr, tout en envisageant aussi la conservation à un point de vue général, se sont néanmoins surtout préoccupés des applications purement pharmaceutiques el ils traitent longuement de la conservation des médicaments qu’ils définissent avec précision de la manière suivante : « La conservation ou reposition est cette partie « de la pharmacie qui consiste à placer les drogues « simples et les médicaments dans les vases, de la manière «et dans les lieux les plus propres à les préserver de toute « altération (3). »
Si les pharmacologistes one sur les altérations des médicaments et sur les moyens d'y remédier, il semble toutefois que, même au commencement du xix° siècle, on soit assez peu renseigné sur la nature de ces séretons el. sur les divers diet susceptibles d’altérer les médicaments.
En 1833, A. Boucnarpar (4) étudiant les altérations des -Corps inorganiques sous l'influence des agents naturels passe successivement en revue l'influence dela /umnière, l'influence du caiorique, l'influence de l'électricité, l'influence de l’eau, linfluence de l'air, l'influence de la terre ; l'étude de cette
(1) Traité de pharmacie théorique et pratique; 1, 278-290, Paris, 1841.
(2) I faut sûrement lire : « momification naturelle », comme cela est d’ailleurs écrit dans les éditions suivantes du Traité.
(3) Pharmacopée raisonnée ou Traité de pharmacie théorique ou pratique, 512, Paris, 1828.
(4) Comparer les altérations qu'éprouvent les corps inor ganiques soumis à l'influence des agents naturels (fluides impondérables, air, eau et terre) susceptibles de les modifier, à celles que les mêmes agents font subir
aux corps organisés privés de, vie; Thèse ayrég. méd., 43 pages, Paris, 1833.
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dernière est d'ailleurs faite surtout au point de vue de la putréfaction des cadavres, dè telle sorte que, parmi les agents d’altération envisagés par A. Boucnarpar, ceux qui se Tapportent véritablement à notre sujet sont la Zumière, la chaleur, l'électricité, Veau et l'air.
MéxiGaur (1) s'exprime d'ailleurs ainsi : «Chaleur, lumière, « air et humidité, voilà les quatre grands agents de l’altéra- « tion des médicaments. Les soins du pharmacien se portent « à Les isoler autant que possible ou du moins à ne per- « mettre que l'accès de ceux dont l'influence destructive est « la plus bénigne. » Fe
Les fermentations qui se produisent au sein des médicaments n'ont évidemment pas passé inaperçues, mais leur cause en est rapportée surtout à la présence de l'oxygène de l'air. « L’albumine et la gélatine animale, unies dans de « certaines proportions, dit À. Boucaarpar (loco citato, p.25), « peuvent acquérir, sous l'influence de l'oxygène et d’autres « circonstances encore peu connues, des propriétés très « remarquables, et constituer les corps connus sous le nom « de fermens. »
C'est surtout grâce aux travaux de Pasteur et de son école
que nous connaissons, à l'heure actuelle, d’une manière précise les agents et-la nature d’un grand nombre de fermentations ; nous ne devons pas nous étonner des notions inexactes que les anciens pharmacologistes possédaient sur les causes de ces dernières, pour certaines desquelles cependant ils avaient maintes fois approfondi la nature chimique véritable.
Le nombre des agents d’altération des médicaments est donc plus considérable qu'on ne le soupconnait, il y a seulement une cinquantaine d'années. Ce sont ces causes déterminantes des altérations variées qu'on peut constater dans les médicaments que nous allons maintenant examiner.
I1 semble, dès l’abord, que ces causes doivent être divisées en deux grands groupes :