‹ Amador de LatourChapitre 13 sur 50 · SCENE VIII LES MÊMES, plus GLARNON · texte numérisé non relu

SCENE VIII LES MÊMES, plus GLARNON

GLABNON.

Commandant, l'amiral de la flotte adversaire Vous attend.

DE LATOUE.

L'amiral!. . . vous vous trompez, Glarnon,

Son envoyé ...

GLARNON.

Lui-même a décliné son nom.

Depuis quand l'amiral laisse-t-il son navire, Comme parlementaire?

GLARNON.

C'est un Français,

Oserais-je le dire?

Français! encor un apostat.

Qui trafique l'honneur pour un titre, un état. 0 ma France! tes fils te poignardent à l'âme: Kertk t'a ravi Québec; voici qu'un autre infâme Vient t'insultef au nom d'un ennemi mortel.

DUBOSQ.

Nouveau Caïn osant frapper son frère Abel!

Je brûle de le voir, lui montrer cette porte, Clamer qu'on foule aux pieds des gens de telle sorte. Soldats, assemblons-nous, comme les vieux Gaulois Crions: " Vive la France! " et défendons ses lois. Que nos voix s'épandant aillent chanter au traître Que Louis est toujours notre glorieux maître!

Vive la France!,

Ensemble à sa rencontre allons!...

L'apostat doit trouver nos préparatifs longs.

( Latour et Dubosq sortent les premiers, le Renard les suit: les clairons sonnent tandis que les soldats quittent la scène. — Pendant qu'ils sortent par la droite, le Dunois entre par la gauche, les regarde s'éloigner et, venant sur le devant de la scène, le sourire sardonique:)

Page 1