SCENE VII
DE LATOUR, DUBOSQ.
Dubosq entre triste, apercevant son jeune maître.
DUBOSQ.
Il pleure
Ah!..
Vous gêne?
(Apercevant Dubosq. d'un ton suppliant.) Dubosq, vous!
DUBOSQ.
Ma visite imprévue
Oh non, restez; quelle triste entrevue!
Mon bon Dubosq, quel coup!... J'en ai le cœur
[meurtri.
Mon courage s'affaisse et mes yeux ont tari. Mon père, renégat! comprenez ma faiblesse. . . Parjure à la patrie au seuil de sa vieillesse! Dans la fange, un passé de vertus et d'honneur, Un de Latour, valet d'un prince suborneur!. . . Un fils de croisés, ah!. . . et cet homme. . . est mon
[père.
DUBOSQ.
Amador, supportons ce coup qui désespère. A pleurer, soyons deux, sur nos espoirs déçus; Vous, un père brisant les doux projets conçus, Moi, ce maître aujourd'hui de notre amour indigne.
DE LATOUE, lui pressant la main.
Merci!
DUBOSQ.
Que notre cœur à ce deuil se résigne!
Oh! de quel fol orgueil je me suis enivré, Quand j'appris le combat par mon père livré. Il me semblait le voir, les bras meurtris d'entraves. Se riant du bourreau, brave parmi les braves Amère illusion!. . . ce noble conquérant. Cet homme que l'amour me figurait si grand. Le dirais-je? apostat. . .
DUBOSQ, à la cantonade.
Le Judas!. . . sa mort seule Peut racheter ces pleurs, oh! l'âme basse et yeule!. . .
(Naturel.)
Amador, soyez fort en ce pénible instant. Des Jours meilleurs luiront.
DE I.ATOUR
J'espère!