‹ Amador de LatourChapitre 34 sur 50 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

LE DUNOIS, seul.

Mes plans sont croules, mais tout n'est pas

[perdu, Quoique CTriffart soit mort et l'amiral battu! Désormais, ce bras seul gagnera son salaire. Des complices, jamais! ne ratons plus l'affaire. Quel sot que ce Griffart! ne savoir se servir D'un stylet, l'imbécile! il croyait assouvir Sa rancœur, me trahir!. . .

(Regardant au ciel.)

(Il rit.)

Là, brille mon étoile; J'ai foi . . . mon crime gît sous l'insondable voile. J'ai foi dans l'avenir, la fortune me suit. J'ai déjà du forfait recueilli quelque fruit. Croyant devoir la vie à ma mâle présence. De Latour m'a comblé de sa reconnaissance. Qui viendrait m'accuser ce jour de trahison?. . . Me voilà pour longtemps à l'abri du soupçon. Dubosq et le Renard, seuls, flairent quelque chose: Quelles preuves ont-ils?. . .

Ici, Griffart repose A cent pieds sous les flots et l'Anglais vogue en mer. Au défi je mettrais le plus merveilleux flair. A nous deux, de Latour! ... Je médite dans l'ombre Des coups nouveaux ; en vain, tu m'opposes le nombre De tes bienfaits, toujours, ma vengeance te suit. Pour te frapper, j'attends à la prochaine nuit.

(Des pas se font entendre.)

On vient!. . .

(Il sort.)

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