DE LATOUR, LE DUNOIS
Galaise et ses soldats sortent ! . . . L« Dunois entre par la droite; il s'avance au-devant de Latour.
LE DUNOIS
Permettez, commandant, que je vous complimente. Deux bonheurs en un jour: l'Anglais prend la tan-
[gente Et notre chef, échappe aux coups de l'assassin.
Oh! venez^ le Dunois; mon sauveur, votre main! Car vous et le Renard m'avez gardé la vie. A commander mes gens, c'est moi qui vous convie; Vos exploits répétés, un courage étonnant. Réclament cet honneur d'être mon lieutenant. Dans la lutte, Glarnon est tombé sur la grève. Vous le remplacerez!
LE DUNOIS, s'inclinant.
Je suis confus, ce glaive.
Ma vie, à vous servir sont acquis pour toujours. Ordonnez: trop heureux de vous donner mes jours.
Vous serez désormais mon conseiller intime. Griffart dont j'ai failli me trouver la victime. Je ne sais . . .
LE DUNOIS
Cet ingrat que depuis quelques ans Vous comblez de faveurs!
A mes propres dépens.
LE DUNOIS
Dans un coin du fossé, si j'étais ici maître.
Vous feriez . . .
LE DUNOIS
Je ferais précipiter ce traître.
LE DUNOIS, à la cantonade.
Il Test déjà!
(Naturel.)
Cet homme avait la lâcheté De mordre un bienfaiteur; vos bras l'ont supporté Combien je bénis Dieu de l'heureuse fortune D'avoir pu vous garder à la cause commune!
Continuez, mon brave, à me toujours servir. De ces marques d'amour je garde souvenir.