SCENE PREMIERE LE DUNOIS, GRIFFART
Le Dunois et Griffart entrent sur la scène en conversant. LE DUNOIS, railleur.
Griffart, les rats sont pris à bonne souricière. Impossible de fuir; vois-tu cette croisière Qui nous bloque ?
GRIFFART, indiquant la forêt.
Ces bois ?
LE DUNOIS
Fourmillent d’ennemis, Chaque buisson protège un corps d’Outagamis.
L’Anglais sape nos murs; .dans ces bois, les sauvages. Le canon, depuis hier, tonne sur nos rivages.
GRIFFART
Je veux m’enfuir ce soir.
se TE ns
LE DUNOIS
Y songes-tu, Griffart?
Tu serais découvert en laissant ce rempart.
GRIFFART, J’y songe, le Dunois. . Obl LE DUNOIS.
ns à !
| Tu partirais quand même ? On! Ces Ici d GRIFFART, .
3 J’ai En Pleu Même si l’on brisait ce nouveau stratagème, Quand même je saurais succomber dans ces bois, Scalpé par le Peau-Rouge ou mourir aux abois ; | Ce soir je partirai. | À LE DUNOIS. Pou:
Tardons une journée, Pourquoi ce soir?... demain...
GRIFFART, l’interrompant. | Aigu ' Entre Ma parole est donnée, de ?
Pas une heure de plus: je tarde de courir. | M. se Q CS . . A à | T M’éloigner de ces murs où j'ai dû tant souffrir. p 2e | LE DUNOIS, raillant. | | î 1 On t’a mis au donjon! Singu
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rt?
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ême ?
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GRIFFART, avec rage.
Ces fers...
LE DUNOIS
Ton équipée Obligea de Latour à t'enlever l'épée.
GRIFFART
Oh! tais-toi, plus un mot: je brûle! cet affront, Ce stigmate de lâche imprimé sur mon front !
Ici dans ce rond-point, devant mes frères d’armes
J’ai ressenti ce jour mes yeux rendre des larmes, Pleurs de sang; oh !...
LE DUNOIS
Ce sang, sache le conserver...
(A l'oreille.)
Pour te venger demain.
GRIFFART, le repoussant.
Ne viens pas m'éprouver, Aiguillonner mon cœur, différer ma partance.
Entre Latour et moi, je mettrai la distance, Les immenses forêts; iti,des espions Se calquent sur mes pas, scrutent mes actions. Me venger, le pourrais-je ?...
LE DUNOIS
Et tu veux disparaître?
Singulière vengeance! ,
“me RP RENPR PANNE rh
GRIFFART
Oh! je voudrais repaître Mes yeux d'une agonie où de Latour tremblant Me crierait son pardon pour cet affront sanglant.
LE DUNOIS
Mais alors reste donc, lave ces flétrissures Qui te marquent au front de viles meurtrissures. Un soldat, se sauver?... Griffart, tu te méprends.
GKIFFART, Je commettrais un meurtre...
LE DUNOIS
Oh! tu ne me surprends.
J’allais te le souffler; ta main tremblerait-elle. Ton cœur manquerait-il d’une haine éternelle? Là... veux-tu mon conseil ?...
GRIFFART, se promenant nerveux,
Non, va-t-en, laisse-moi, Car si je t’écoutais.
LE DUNOIS, se moquant.
Mais quel soudain émoi!
Te voilà presqu'enfant, toi... le Basque farouche! Tu craindrais de frapper l’insulteur qui te touche ? Ce Latour te soufflète et tu veux t’abstenir ? Depuis quand un Français perd-il le souvenir D'une telle injure?
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