Pâles, l’âme vibrant
ce .
nfance Frères, on assassine
/ 2% cc = A — 2 hé = 2e ill: E [2 1bin Les nôtres, m écrlai-Je, aux armes les vaillants! rubin. : —. = resse Et tous courent s’armer de gourdins, de taillants,
De fusils et des faux.” L’œil en pleurs, mon épouse
Me disait “ N°y va pas!” et moi je la repousse. achait. Dans son petit berceau je presse mon Jeannot,
Le cher ange sourit, tandis que d’un sanglot Ma poitrine se fend 3 ma mère, sur la porte, Me barre le passage, à demeurer m’exhorte.
J’allais céder vaincu, quand des cris délirants Déchirent les échos, des appels de mourants; Je passe comme un fou, sur la route mes frères Mattsndent, nous courons écraser les vipères.
in ces Dans le tas nous tombons, nos coups portent précis. uils, Quel carnage on en fait! nous frappons sans mercis; bres!.. Leur chef, un Bavarois, aux yeux glauques de bête, Arme son pistolet, je lui casse la tête.
Ivre de sang, je tue, et les bandits criblés ; | Se sauvent en hurlant comme des chiens cinglés. LX ; | Après la boucherie, en pansant nos blessures, | Des larmes s’épanchaient sur nos rudes figures, 1s les Revoyant ce hameau, naguère plein d’ardeur, mes N’être plus qu’un amas de cendre et de hideur. , Voix Nous reprîmes contraints la route des mansardes, 168 ; Où veillaient nos enfants, nos épouses sans gardes. Je sentais du malaise, un sinistre penser is. Persistant, plein d’effroi, qui venait m’oppresser. es, Si les brigands là-haut ”. et des frissons d’an- [goisse
Me faisaient treseaillir.
Soudain, de la paroisse,
De nos foyers déserts partent des cris affreux.
Serait-ce les maudits?... Nul doute, ce sont eux
Qui sèment, en fuyant, le meurtre et l'incendie,
Oh! voyez ce tableau, horrible tragédie!
Les nôtres qu’on égorge... et, quand dans ma mai- [son
Enfin je pénétrai, j'apercus mon garcon.
Jeannot, au mur cloué d'un coup de baïonnette,
Râlant, les bras en croix, et dans une chambrette,
Mon épouse et ma mère, anges de la maison,
Criblés de trous sanglants.
Si ma pauvre raison, Ce jour, ne sombra point, Dieu voulut un miracle: Car ivre de douleur, dans l’horrible débâcle, Je maudis l’existence et ce Dieu qui permit De si grandes horreurs! .. Déclouant le petit, Mes martyrs, je pleurai les pressant sur mon âme: Ma joie était finie avee ce drame infâme, Mon bonheur s’écroulait!...
J’enterrai les chers morts, Jurant de les venger, d’occire sans remords Les ignobles bandits qui commirent le drame.
J’ai tenu mes serments! Voyez-vous cette lame?. .. Le vieillard m’exhibait un poignard catalan — Je l’ai plongé vingt fois au cœur de l'Allemand, Leur imprimant ma marque, un “ v ” sur la poitrine.
Vengeance, “ v ” sanglant.
La troupe vipérine Connut la peur, la mort: la nuit, j’allais, vaillant, Vers le camp bavarois et, d’un coup de taillant, J’abattais un dormeur, ie ciouant sur sa couche. La dette fut payée et ma haine farouche,