‹ Amandine, vaudeville en deux actesChapitre 12 sur 45 · M»* .1 AI LIN · texte numérisé non relu

M»* .1 AI LIN

La baronne de Merville ?

CLARISSE

Ne paye que tous les deu\ ans.

M,ne JAULIN.

Et les quatre cents livres de la mercière?

CLARISSE

Elle dit que vous avez pris deux aunes de ruban et un quarteron d'épingles chez elle; que vous êtes en compte courant...

En voilà un de compte!

Air de la Famille de F Apothicaire.

Voii i l'argent de l'épicier, Auquel j'ai remis sa quittance; \ oici relui du bijoutier, Qui m'a fait CftdetU d' cette alliance lu r'connaissanc' de vol1 crédit ; Le chanoine, d'un ton modeste, îs' m'a rien donne, mais il m'a dit Qu'il \uus taisait cadeau du reste.

M"e JAl LIN.

Qu'est-ce qu'il chante? il a perdu la boule. Quoi qu'il vend, pour que je lui sois redevable de quelque chose?

CLARISSE

Vous lui demandiez cinq cent quarante-cinq francs ; il a dit six cents messes pour le retour de votre fille !

M'"e JAULIN.

Je lui conseille de s'en vanter! c'est ça qu'elles sont bonnes ses messes!... ma drùlesse s'est bien pressée de revenir! Enfin tu me rapportes...

CLARISSE

Deux cent seize livres tout en gros.

M"" .1 Al l.IN.

En vlà-t-il de la chance!... Moi qui ai cinq cents livres à payer ce matin!... M. (iriponneau ne sera peut-être pas aus>i diable qu'il est noir... C'est pas pour moi, il le sait bien .. j'ai répondu pour cette pauvre diablesse de Manon Boivin, qui t avisée de mourir avant de me payer... Il me donnera bien encore un petit bout de temps... Juste, le via ; quand on parle du loup, on en voit la perruque.

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