‹ Ambassade persane sous Louis XIV, d'après des documents inédits, avec treize planches hors texteChapitre 1 sur 135 · SS · texte numérisé non relu

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écrivains illustres, ont cru pouvoir mettre en doute le caractère diplomatique de cette mission vraiment « extraordinaire » et l'identité de celui qui s'en acquitta.

Madame, duchesse d'Orléans, s'est ainsi étonnée « qu'on ne voulût pas convenir que l'ambas- « sadeur de Perse eût été un fourbe l. » D'après Saint-Simon, « cette ambassade fut toujours équi- « voquc et même quelque chose de plus. Ce « qu'on crut en démêler le mieux, fut qu'un « ministre d'une des provinces de Perse, comme « qui dirait un intendant du Languedoc, avait « envoyé ce prétendu ambassadeur pour des « affaires de négoce entre des marchands et que « pour se faire défrayer, il contrefît l'ambassa- « deur de Perse ; que Pontchartrain 2, dont cette « ambassade regardait le département, ne vou- « lut pas dévoiler la friponnerie pour amuser le « roi et lui faire sa cour en lui laissant croire que « le sophy lui envoyait un ambassadeur \ »

Qualifié par ailleurs de vulgaire aventurier

1. Correspondance complète de Madame, duchesse d'Orléans, traduction G. Brunet, Paris 1857, 2 vol. in-12. Lettre du 1er octobre 1717, t. 1, p. 324.

2. Pontchartrain (Jérôme Phélypeaux, comte de) 1674-1747, conseiller au parlement (1692), devint, en 1693, secrétaire d'État en survivance de son père à qui il succéda au département de la Marine et de la maison du roi en 1699. Prévôt et maitre des cérémonies des ordres du roi (1709). 11 se démit do sa charge de secrétaire d'Etat en novembre 1715.

3. Note de Saint-Simon sur le Journal du marquis de Dangeau,du 4 novembre 1714. Paris 1854, 18 vol. in-S°,t. 15 , p 273.

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