A. E. Perse, t. 3, f
« de la Perse ; c'est de ce pays fécond, que le « soleil regarde de plus près que les nôtres, que « Ton rapporte ce qu'il y a de plus précieux « parmi les hommes et ce qui contribue le plus à « l'éclat et à la magnificence. Nous désirons, « Monseigneur, qu'à la faveur du commerce qui « va s'établir par votre médiation, puisse régner « une parfaite union entre le plus puissant prince « de l'Asie, des volontés de qui vous êtes le « dépositaire, et le plus redoutable monarque de « l'Europe sous qui nous avons le bonheur de « vivre. »
Ces aimables et flatteuses paroles restèrent sans réponse. L'ambassadeur bouda car Honoré n'était pas, à son avis, un homme de qualité. Il eût voulu que l'intendant de Provence ou le comte de Grignan vinssent, de Marseille, pour le saluer à la sortie de la province et il dit à ce sujet « qu'é- « tant ambassadeur d'un roi beaucoup supérieur « aux rois d'Espagne et autres, il prétendait à « un traitement supérieur et ne pouvait souffrir « de comparaison V»
Les attentions des dames de Lambez réussirent néanmoins à le dérider et il suffit de demander qu'on dansât devant lui pour que son désir fût aussitôt exaucé, même par des personnes de la bonne société a.