A. E. Perse, t. 4, f
« vaut le proverbe, la pique dans un gros ballot, « et se préserver des rayons du soleil en se cou- « vrant le visage de boue. Dans peu de temps « ceux qui avancent de telles choses seront con- « fondus. »
A ces affirmations gratuites, le baron de Breteuil répondait que les ministres d'État du roi de France n'avaient pas le nom de grand vizir ni aucun nom qui fût équivalent à cette appellation. Assuré ment M. de Torcy et ses trois collègues exerçaient, chacun dans le département dont ils étaient chargés, les mêmes fonctions que le grand vizir persan, mais quoique leur autorité fût la plus grande du royaume, ils n'étaient en fait que les secrétaires du roi chargés d'écrire les résolutions qui leur étaient dictées. Obligés parleurs fonctions mêmes à ne pas quitter le souverain, ils ne pouvaient paraître qu'aux cérémonies où Sa Majesté assistait en personne. Tous ces arguments, corroborés par les premiers commis du secrétaire d'Etat des Affaires étrangères * furent développés avec force par le baron de Breteuil. « Quoique je « me fusse servi en cela, ajoute l'introducteur, « des mêmes termes dont M. de Lionne 2, minis- « tre d'Etat, s'était servi en l'année 1GG9 en par-