A. E. Perse, t. 2, f
l'autorisation de s'installer à Erivan l. Les Arméniens de Nachivan ne furent pas davantage oubliés ainsi que les autres chrétiens de Perse. Toutes ces demandes furent gracieusement accueillies et, en 1685, le roi de Perse annonçait lui-même cette nouvelle au roi de France en L'assurant de sa bienveillance pour Févêque, les Arméniens et les « prêtres vêtus de noir » 2.
Ces bonnes dispositions étaient encourageantes. Louis XIV, affirmant ainsi son rôle de protecteur des chrétiens en Perse, n'hésita pas, deux ans plus tard, à intervenir de nouveau pour les Arméniens de Nachivan 3, et Pidou de Saint-Olon *, nommé évêque de Babylone en 1688, emportait à son tour une lettre royale pour le chah5. Cependant les Jésuites avaient développé leurs missions dans les Etats du sophy, en installant une maison à Ghamakié 6 (1687), et le P. Beauvollier qui se rendait en Chine par Ispahan, reçut, en août 1691 7, un message qui marquait, une fois
1. Lettres édifiantes (op. cit., p. 262). Les PP. Longeau et Potier créèrent aussitôt une mission à Érivan.