A. E. Perse, t. 4, f
à Passy, faillirent être désignés. Leur maison était vaste mais non meublée et cela les sauva. M. Quarente, à Chaillot, avait déjà eu comme hôtes l'électeur de Bavière et le prince Rakoczi : étaitil juste de recourir encore à sa bonne volonté ? Après avoir hésité entre M. de Laporte et M.Lefeuvre, notaire, le ministre choisit M. Lhomme, marchand de soies, rue Saint-Denis, qui avait le tort d'être propriétaire, à Chaillot, d'une maison toute neuve, avec belle porte cochère, cour, petit jardin et comprenant un salon, une garde-robe et une grande salle avec billard, huit chambres, une cuisine-office et une écurie pour six chevaux *. Le 14 août, Othon, exempt de la prévôté, recevait l'ordre d'aller à Chaillot « marquer » 2 la maison de M. Lhomme et celle de M. de Laporte qui était contiguë. La Tournelle accompagna Othon avec la mission d'assurer aux propriétaires que leurs immeubles seraient occupés fort peu de temps, qu'il n'y serait fait aucun dégât, et, qu'en cas contraire, les dommages seraient payés. Il semble que ces deux dernières promesses aient été quelque peu aventurées, car Lhomme s'étant, plus tard, plaint au régent des dégradations considérables faites chez lui par les