‹ Ambroise ParéChapitre 24 sur 47 · LIEUTENANT CIVIL AU CHASTELET DE PARIS, ET DE JEANNE · texte numérisé non relu

LIEUTENANT CIVIL AU CHASTELET DE PARIS, ET DE JEANNE

PARÉ, NIÈCE d'aMBROISE PARÉ, VEUVE DE CLAUDE VIART.

Par devant Nicolas Choquillot et Philippes Tullone, notaires et gardes nottes du Rov nostre sire et de par luy créez, ordonnez, instituez et establis en son Chastellet de Paris, furent présens en leurs personnes honnorable personne, M" François Forest. adjoint pour le Roy aux enquêtes du Chastellet de Paris et clerc de Monsieur le lieutenant civil, pour luy et en son nom, d'une part, et honnorable femme Jeanne Parée, veufve de feu honnorable homme (sic) ( i ) M'' chirurgien juré à Paris, aussy pour elle et en son nom, d'aultre part, lesquelz, de leurs bons grez. pures, franches et libéralles voluntez, recognurent et confessèrent en la présence, par l'advis et consentement de honnorables hommes. M'- Jacques Bazin, commissaire et examinateur de par le Roy nostre Sire oudict Chastellet, et M'-' Claude Hardy, procureur oudict Chastellet, amys dudict futur espoux, et nobles hommes, M'- Ambroise Paré, conseiller et premier chirurgien du Roy, oncle, François Roussel (sic), conseiller et controlleur général de la maison de la Royne de Navarre seur unicque du Roy, cousin, Didyer (1) Claude Viart,

Martin, sieur de la Fontaine, archer do la ^^ard(; du corps du Roy, aussy cousin, Jacques Mareschal, conseiller du Koy, procureur de sa Majesté de son hostel et advocat au (Conseil d'estat dudict seigneur, et Jacques Guillemeau, chirurgien du Roy , amys de ladicte future espouse , avoir faict et font ensemble de bonne foy les traicté, accord, dons, douaires, promesses et conventions qui ensuivent : C'est assavoir, lesdictz M" François Forest et Jehanne Paré avoir promis et promectent prendre l'un d'eulx l'autre par nom et loy de mariage, eticelluysollempniser en face de nostre mère Saincte Eglise le plus tost que faire se pourra et advisé sera entre eulx, si Dieu et nostre dicte mère Saincte Eglise le permcctent. Pour parvenir auquel futur mariage seront et demeurent lesdictz futurs mariez commungs en tous biens meubles et conquestz immeubles à commancer au jour de la solempnité dudict mariage et non plus tost, avant lequel jour sera faict recollement par notaires de l'inventaire des biens après le décedz dudict deffunct M"^ Claude Viard, tant meubles que immeubles, en fm duquel sera arresté la somme à laquelle la totallité d'iceulx biens montera, pour y avoir recours quand il en sera besoing, et sur ledict recollement recongnoistra ledict futur espoux comme le toutluy aurra esté apporté par ladicte future espouse, laquelle en faveur dudict mariage a ladicte somme àquoy monteront lesdictz biens qui seront contenus audict recollement ameuble et ameublist audict futur espoux la somme de six cens escuz sol. qui entrera en ladicte communaulté, et le surplus sera et demourra propre à ladicte future espouse et aux siens , sans que lesdictz futurs mariés soient tenuz des debtes l'ung de l'autre faictes et créés auparavant leur dict mariage, s'aucunes en y a, mais se paieront et acquiteront chacun en son esgard. Et partant ledict futur espoux a doué

2C)8 AMBROISE PARlî

et doue ladicte future espousede cinquante cscus sol. de rente en douaire préfix, racheptable au denier douze ou de douaire coustumier. à l'un desdictz douaires avoir et prendre par ladicte future cspouse à son choix et option, si tost que douaire aurra lieu, sur tous et chacuns les biens meubles et immeubles, présens et advenir dudict futur cspoux, qu'il en a dès à présent chargez, affectez, obligez et ypothccquez. Ht a esté accordé que sy, constant ledict mariage , il estoit vendu ou alliené aulcuns des biens de ladicte future espouse ou de ses rentes racheptées, en ce cas ledict futur espoux sera tenu en remploier incontinant les deniers en aultres rentes ou heritaiges pour sortir pareille nature de propre à elle et aux siens , comme à eulx venduz et racheptez. Et sy au jour de la dissolution dudict mariage ledict futur espoux n'avoit faict ledict remploy, les deniers s'en reprendront préalablement, s'ilz sont encores en espèce ou nature en la possession desdictz futurs mariez, sinon sur leur dicte communaulté, et sy elle ne suffict, sur les propres d'icelluy futur espoux, nonobstant que ladicte future espouse eust preste consentement à telles allienations ou rachaptz, aurra le survivant par préciput, scavoir ledict futur espoux de ses habitz et autres meubles jusques à la somme de deux cens escus , et ladicte future espouse de ses habitz, bagues et joyaulx jusques à pareille somme de deux cens escus sol., selon la prisée qui en sera faicte par inventaire , ou ladicte somme de deux cens escus sol. au choix dudict survivant. Plus, advenant la dissolution d'icelluy mariage sans enffans lors vivans, ledict survivant joyra en usuflfruict, sa vie durant seullement, de la moictié qui aurra appartenu au prédéceddé desdictz meubles et conquest immeubles que lesdictz futurs espoux feront et acquerront ensemblement, et si ledict futur espoux prédeçedde ladicte future espouse avecq

PIECES jlIsrilICAI IVIOS 2(f)

OU sans enfans, il sera au choix et option (relie de continuer ladicte communaulté ou bien d'y renoncer, et en cas de renonciation elle reprandra tout ce qu'elle aurra apporté avecq sondict futur espoux et aussy ce qui luy sera lors advenu et escheu par successions, donations ou aultrement de sondict costc et ligne, avecq sondict douaire et préciput, telz que dessus, le tout franchement et quictement, sans qu'elle soit tenue paier aulcunes debtes ny ypothecques quelconques, encores qu'elle y eust preste consentement et se y feust obligée, à la réservation pourveu qu'il y ait enfans, de ladicte somme de six cens escussol. ameublie et accordée entrer en ladicte communaulté, qui demourra ausdictz enffans, les aultres conventions de ladicte future espouse préalablement fournyes. Car ainsy a esté le tout dict, convenu et expressément accordé entre lesdictes parties en faisant et passant le présent traicté de mariage qui aultrement n'eust esté faict, nonobstant tous us, stil, coustumes, ordonnances, à quoy lesdictes parties ont respectivement desrogé et desrogent pour ce regard, et ont lesdictes parties voullu, consenty et accordé les présentes estre insinués par tout où il appartiendra, et à ceste fin ont chacun d'eulx fait, constitué leur procureur irrévocable le porteur desdictes présentes auquel ilzont donné et donnent pouvoir et puissance de ce faire et en requérir acte, promectans et obligeans chacun en droit soy, renonceant. Faict et passé en Thostel dudict sieur Paré seize à Paris rue du quay des Augustins, parroisse Sainct André des Artz, l'an mil cinq cens quatre vingtz et sept, le vingt neufiesme jour de novambre après midy. Et est la minutte estant par devers ledict Philippe Tullone signée desdictes parties et des assistans. Signé Choquillot et Toullone. Et à la fin dudict contract a esté mis et escript l'insinuation ainsy que s'ensuiçt ;

.yX) AMBROISE PARE

L'an mil cinq cens quatre vingtz et huict. le lundy vingtz cinquiesme jour de janvier, le présent contract de mariage a esté apporté au grelVedu Chastellet de Paris, eticelluy insinué, accepté et eu pour agréable aux charges, clauses, conditions y aposées et selon que contenu est par icelluy, par M" François Forest, adjoincl pour le Roy nostre sire aux enquestesdu Chastellet de Paris pour luy en son nom , et honnorable lemme, jehanne Paré, sa femme , dénommez audict présent contract, lequel a esté enregistré au présent registre, quarante quatriesme volume des insinuations dudict Chastellet, suivant l'ordonnance, ce requérant ledict Forest, oudict nom, qui de ce a requis et demandé acte, à luy octroyé et baillé ces présentes pour luy servir et valloir et à sadicte femme en temps et lieu ce que de raison.

(Archives Nationales, Y. 129 fol. 444 v°.)

1588. — 1 1 Mai.

DONATION MUTUELLE DE TOUS LEURS BIENS, ENTRE FRANÇOIS FOREST ET JEANNE PARÉ SA FEMME.

Par devant Pierre de Briquet, et Jehan Marchant, notaires du Roy nostre sire en son Chastellet de Paris, soubzsignez, furent présens honnorables personnes maistre François Forest, adjoint pour le Roy aux enquestes et clerc de M. le Lieutenant civil, d'une part, et Jehanne Paré, sa femme, de luy suffisamment auctorisée, d'aultre, disans lesdictz mariez que depuis qu'il a pieu à Dieu le Créateur les assembler et conjoindre ensemble audict estât et vaccation de mariage, ilz ont eu et souffert, comme encores ilz ont et souffrent de jour à aultre plusieurs peynes et travaulx à espargner, garder et conserver si peu de biens temporelz qu'il a pieu à nostre bon Dieu par sa grâce et infinie bonté leur conférer, impartir et administrer pour leur nécessité temporelle et usuffruictière, considérans aussy le grand soing, cure, sollicitude et dilligence qu'ilz ont et espèrent avoir, continuer et augmenter tant qu'il plaira à Dieu, nostre Créateur, les maintenir et conserver ensemble au souUagement, bon traictement. foy et amitié mutuelle et matrimoniale d'eulx deux ; aussy, voullans par lesdictz mariez pourvoir à plusieurs accidentz qu'ilz voient et congnoissent dejour en jour advenir en plusieurs mesnaiges,

faulte de pourvoir à leurs affaires, à ces causes, et à ce que le survivant d'eux deux ail nieilk-ur inoien de passer le reste de sa vye et se maintenir, tant qu'il plaira à Dieu luy conserver la vie, et pour aultres bonnes causes à ce les mouvans, iceulx mariez estans en bonne santé, comme il est duement apparu aux notaires soubzsignez, allans et cheininans par les rues pour vacquer à leurs affaires, de leurs bons grez et bonnes voluntez, sans contraincte aulcune, recongnurent et confessèrent, et par ces présentes confessent avoir faict, feisrent, et font ensemble, l'un d'eux à l'aultre, et au survivant d'eulx deux, don mutuel, esgal. pareil et réciprocque de tous et chacuns les biens, tant meublesqueacquestzet conquestz immeubles, présens et advenir, qui appartiennent de présent et appartiendront ausdictz mariez au jour du décedz du premier mourant, pour en joir par le survivant desdictz mariez sa vye durant seulement aux charges portées par la coustume de la ville, prévosté et viconté de Paris, et oultre, à la charge d'accomplir par ledict survivant le testament dudict premier mourant jusques cà la sojnme de cent escuz soleil pour une fois paier. Et pour la vallidite de ces présentes, iceulx mariez ont consenty et accordent icelles estre insinuées et enregistrées aus registres du greffe des insinuations dudict Chastellet de Paris, et partout allieurs où il appartiendra suivant l'ordonnance, constituant pour cest effect leur procureur général spécial et irrévocable l'un l'aultre, et le porteur de ces présentes auquel ilz ont donné et donnent pouvoir et puissance d'en requérir et demander acte. Promettans, etc., obligeans, etc., chascun en droict soy, renonçans, etc. Faict et passé double en la maison desdictz mariez, size à Paris au bout du pont Saint-Michel, près le quay des Augustins, le mercredy unziesme jour de May avant midy, l'an mil cinq cens quatre vingtz huict, et

PIÈCES JUSTIFICATIVES 3o3

ont lesdictes parties signé la minuttc des présentes demeurée vers Marchant l'un des notaires soubzsigncz.

L'an mil cinq cens quatre vingt/, huict, le mercrcdy dixhuitiesme jour de May, le présent contract de don mutuel a esté apporté au greffe du Chastellet de Paris, et icelluy insinué, accepté et eu pour agréable aux charges, clauses et conditions y apposées, et selon que contenu est par icelluy, par maistre Claude Hardy, procureur oudict Chastellet, porteur dudict contract et procureur de honnorables personnes maistre François Forest adjoinct pour le Roy aux enquestes, et clerc de M. le Lieutenant civil, présent en personne, et Jehanne Paré, sa femme, dénommez audict présent contract, lequel a esté enregistré au présent registre, quarante cinquiesme volume des insinuations dudict Chastellet suivant l'ordonnance, ce requérant ledict Hardy, oudict nom, qui de ce a requis et demandé acte, à lui octroyé et baillé ces présentes pour servir et valloir ausdictes parties en temps et lieu ce que de raison.

(Archives Nationales, Y. 150. fol. 187. v".)

ÉTAT DE LA MAISON DU ROI HENRI III, DEPUIS LE I*^'' JANVIER 1575, JUSQUES ET Y COMPRIS LE }\ DÉCEMBRE 1589.

Médecins.

M" Marc Miron. premier.

M'~ Jehan Mazille, jusqu'en 1584.

M*^ Jérôme de Varndes, hors en 1588.

M'= Jehan Pépin, sieur de Racons. et Jehan Du Four, son gendre.

M'-' Balthazard Fabry, hors en 1^84.

M° Simon Bellenger.

M*^ Michel Vaterre.

M« Léonard Botal.

M*^ Gérard Brouet.

M'' Jehan Ferrand.

M*^ Alexis Godin, hors en IS7Q.

M*^ Girault Vigor.

M*^ Honorât Le Chantre, dit Saint-Pons.

M° Pierre Le Fèvre, hors en IS85.

M** Jacques Le Roy, au lieu de Godin, en 1 S79.

M'' René Vignois, en 1580.

M*^ Laurens Joubert, en 1580.

PU^CICS JUSTII ICATIVKS

M" Dominique Bourgoi^f,^ en 1580(1).

M'' jciiiiii Rcf,Miard, en 1584.

M" Jeiian Le Nain, en 1584.

M" Jeiian Hérouard, en 1589 (2).

M" Philippes Cabrian, en I989.

Aulrcs mcdecins servants.

M" Jacques Lusserie.

M'' Pierre Lafillé.

M*^ Christopiie Hubert.

M" François Brigard, en 1580

M'= Pierre Le Fèvre, en 1585.

Autres à réduire à divers gages.

W Nicolle Le Grand, hors en 1584.

M" Anthoine de Fessac.

(i) Né à Pans, docteur le i5 janvier 1577.

(2) Né à Montpellier, docteur en i575, médecin par quartier de Henri III, du Dauphin Louis, et premier de Louis XIII. Il avait épousé vers 1600, Anne Du Val, dame de Vaugrigneuse et de l'Orme le Gras, fille de Guillaume Du Val, trésorier de la généralité de Tours, et seigneur de Vaugrigneuse, qui lui survécut jusqu'en janvier 1640. Le ler mars 1612, ils se firent une donation mutuelle, et habitaient alors la rue des Poulies-Saint- Germain-l'Auxerrois. Arch. Nat. Y. i52. f 91. Héroard fut enterré le 28 février 1628 ; on ignore l'année de sa naissance. Charles Guillemeau raconte à son sujet des anecdotes invraisemblables. Le 16 juin 1618, Anne Du Val, femme de Jean Héroard, conseiller du Roi en son Conseil d'Etat et son premier médecin, demeurant ù Paris au Cloître Saint-Germain TAuxerrois, fit donation et transport à Claude Duval, sa nièce, fille de feu Charles Du Val, écuyer, sieur du Bois d'Authel, demeurant en la maison et avec ladite dame Du Val, de tous les droits sur la terre et seigneurie de Vaugrigneuse et de l'Orme Le Gras, située en la prévôté de Paris et relevant du château de Monthléry, consistant en maison seigneuriale, justice, terres, prés, bois, mouUns et censives. — Archives Nationales, Y. iSg. f» 294. Héroard a composé un journal de la sauté du roi Louis XIII.

3o6 AMimoist; parl

M*' Loys Duret.

M'^' Jehan Guillemin. hors en 1^84.

M'' Benoist Grandis.

M*-' Simon Piètre, en is8o.

M"" Martin Akakia, en 1580.

M" Juhan de Béran, en is8o, hors en 1584.

Astrologue.

M" Bernard Abatia (i).

(Bibliothèque Nationale, Fonds français, 7,8^4.)

(i) Astrologue et. mcdecin du Roi, toucha diverses sommes pour ses f^apes en 1575, 1570. — Il reçoit i.' écus soi. pour scsctrennes.

EXTRAITS DES REGISTRES CENSIERS DE l'aBBAYE DE SAINT-GKR- MAIN-DES-PRÉS RELATIFS AUX MAISONS D'aMBROISE PARÉ.

Rue de rErondelle.

Des enffans et héritiers de feux maistre Jehan Bachellier, en son vivant huissier en Parlement, et de feue Guillemette Brunard, sa femme, pour une maison assise en la rue de l'Erondelle ayant yssu? sur la rue des Augustins où pend pour enseigne Les Mores, qui doibt de cens chascun an le jour Sainct Remy 11 sols par.

Rue du. Pont-Saint-Micheï.

De Estienne Cléret et sa femme, et de Méry de Prime, pour une maison (où pend l'enseigne de Thnage Notre-Dame) en laquelle il y a deux pignons assise en icelle rue du Pont- Saint-Michel qui doibt de cens, chascun an, ledict jour Sainct-Rémy 3 solz parisis et 4 livres parisis de croix de cens ou rente foncière iv liv. m so's parisis.

De eulx pour une maison assise en ladicte rue qui doibt de cens chascun an ledict jour Sainct-Rémy. . obole parisis.

Desdictz Cléret et sa femme, pour uneaultre maison assise à Paris rue de l'Erondelle, en laquelle pend pour enseigne La

3o8 AMDROISK l'A Ri';

Vache, qui doibt de cens chascun an iedict jour Sainct- Rémy xii den. par.

139s — i!S Avril.

Riw de l'EroudcUc et le bout du poiit Saiuct-Micbel.

De Loys Martin, niaistre barbier et chirurgien, au lieu de feu Marc Le Bouc, pour une aultre maison assise en ladicte rue, tenant d'une partaudicl Anthoine de la Rue, d'aultre part à aboutissant d'un bout par devant sur ladite

rue au bout du pont Sainct-Michel, et par derrière à

qui doibt de cens chascun an Icdict jour Sainct- Rémy ix den. obole par.

De au lieu des héritiers ou ayans cause

de feu Estienne Clairet, pour une maison assise en ladicte rue tenant d'une part à la maison précédente appartenant à

d'aultre part, à Pierre de Monceau, aboutissant d'un bout par davant sur ladicte rue. et par derrière, aux hoirs de maistre Ambroise Paré, chirurgien du Roy, qui doibt de cens chacun an ledicl jour Sainct-Rémy. x deniers parisis.

De Pierre de Monceau maislre tailleur d'habits pour une aultre maison assise en ladite rue du bout du pont Sainct-Michel, tenant d'une part à la maison précédente et aux hoirs maistre Ambroise Paré, d'autre part à Charles de Paris, aboutissant d'un bout par devant sur ladicte rue, et par derrière audict sieur Paré, qui doibt de cens chacun an Iedict jour Sainct- Rémy X den. parisis.

De la veufve, héritiers ou ayans cause de de Prime qui estoit au lieu des ayans cause de llillairc de Bryou, maistre appoticaire à Paris, pour deux maisons dont l'une à luy appartenant et l'aultre qu'il a acquise des héritiers de feu Valleren de Bestz. qui ne sont à présent qu'une mai-

JTÈCES .IIJS'III'ICATIVI.S 309

son où pend p(Hir enseigne l'Hscu de. Vcndosinc, tenant et faisant l'aultrc coino de la rue de riiiondelle, d'aultrc part à Liistin, marchant drappier, d'un bout par devant, sur ladicte rue du bout du pont Sainct-Michel, et par derrière, au derrière de la maison du Porc-Espic, assise en ladicte rue Sainct-Andrédes-Ars, qui doibt de cens chacun an ledict jour Sainct- Rcmy, XII den. par.

L'aidtre costé de ladicte rue de l'Erondelle.

De Monsieur Rousselet, contrerolieur des fortifications de Picardie, à cause de sa femme, fille de feu maistre Ambroise Parré, vivant premier chirurgien du Roy, au lieu de feu Jehan Bachellier, pour ses maisons assises en ladicte rue de l'Erondelle, ayans issues en icelle rue et es rues des Augustins et du bout du pont Sainct-Michel, tenant d'une part aux héritiers ou ayans cause de feu de Prime,

aboutissant sur ladicte rue de l'Erondelle et des Augustins, qui doibt de cens chacun an ledict jour Sainct-Rémy, ii sols par.

Des héritiers ou ayans cause de feu de Prime pour une maison en ladicte rue de l'Erondelle, tenant d'une part à eulx mesmes, d'aultre part à Martin Baudequin, maistre seruryer, aboutissant d'un bout sur ladicte rue, et par derière audict Parré, qui doibt de cens chacun an ledict jour Sainct- Rémy , . . . . xii den. par.

Des héritiers ou ayans cause dudict défunct de Prime pour une aultre maison assise en ladicte rue tenant à la précédente, d'aultre part à Martin Baudequin, d'un bout sur ladicte rue de l'Erondelle et par derrière à qui doibt de cens ledict jour Sainct-Rémy xii den. par.

3lO AMDROISE PARE

U autre caste de lûdicte rue des Au^ustins (opposé à la rivière).

De Constant Bienville, au lieu des hoirs ou ayans cause de maistrc Claude Boieau. notaire auChastellet de Paris, pour une inaiion assise en ladicte rue des Augustins, tenant d'une part à la maison qui faict le coing de ladicte rue des Augustins et de la rue du bout du pont Sainct-jMichel, d'aultre part, aux hoirs maistre Ambroise Paré, aboutissant d'un bout par devant sur Indiclc rue des Augustins et par derière,

qui doibt de cens chacun an ledict jour Sainct- Rémy xii dcn. par.

De Monsieur Rousselet à cause de sa femme, tille de feu maistre Ambroise Paré, chirurgien du Roy, pour une maison assise en ladicte rue des Augustins. ayant issue en ladicte rue, et des rues du bout du pont Saint-Michel et de l'Erondelle, tenant d'une part aux hoirs maistre Claude Boireau, Ceste maison est de la redevance de celle appartenant audict sieur Rousselet, située en la rue de l'Erondelle. . .

Des enfans et héritiers de défunct maistre Pierre Charlet, vivant auditeur des Comptes, pour une grande maison assise en ladicte rue des Augustins, où soulloit cstre l'enseigne du Chappeau Rouge, tenant d'une part aux héritiers maistre Ambroise Paré, d'aultre part à M. Dautray, d'un bout par devant sur ladicte rue des Augustins, et par derière à

qui doibt de cens et rente chacun jour Sainct- Rémy x den. par.

Rue Garantière.

De Monsieur de Genyers, sieur de Massac, maistre d'hostcl de monsieur le^prince de Conty pour une grande maison où il y a plusieurs corps d'hostels, courts, escuryes, jardins et apartenances, situez en ladicte rue Garantière, tenant d'une

PIÈCES .lUSTll'KIATlVKS 3j I

part audict sieur de la 'l'our, d'autre part, aux hoirs ou ayans cause de dél'unct Ambroise Farey, d'un bout par devant sur ladicte rue Garantière, d'autre par derière à la rue du Fossoieur, qui doibt chacun an à la raison que dessus, pour arpent vi dcn. pour arpcnl.

Des enfans, héritiers ou ayans cause de deffunct maistre Ambroys Paré, vivant chirurgien du Roy, pour deux petites maisons attenans l'une à l'aultre, assises en ladicte rue, tenant d'une part audict sieur Martin, d'aultre part à Monsieur Grausteau, procureur en Parlement, d'un ])out par devant sur ladicte rue Garantière, par derière à qui doibt de cens chacun an, ledict jour Sainct-Rémy.

De Monsieur le duc de Luxambourg au lieu des ayans cause de M. Pierre Grasteau, procureur en la cour de Parlement, pour une maison, court et jardin assis en ladicte rue, tenant d'une part audict maistre Ambroyse Paré ; d'aultre part à la rue de Vaugerard et de la rue Garantière et par derière à qui doibt de cens chacun

an ledict jour Sainct-Rémy.

(Archives Nationales. — S. },Oy<y'^, f^* 226 et 227. — S. 3,058 f'^* 20, 21, 23 et v'^ 25 v^ 26, 103^'^ et v\)

i59t. — I-, Juin.

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