‹ Amenorrhée par sténose de l'Isthme après curetageChapitre 10 sur 24 · FETE · texte numérisé non relu

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en particulier par l'exploration de l’isthme avec l’hystéromètre.

L'examen génital montrera une fois sur dix, un utérus gros.

Dans la quasi-totalité des cas, l’orifice externe du col apparaîtra normal, mais l'exploration de l’isthme utérin à l’hystéromètre — manœuvre capitale — montrera un arrêt à l’isthme, que l'instrument ne pourra franchir, ne dépassant pas trois à quatre centimètres.

Comme on le voit, il s’agit donc bien d'une sténose localisée à l’isthme, à l’encontre de ce que l’on observe dans les sténoses par caustiques chimiques, où l’utrésie atteint surtout l’orifice externe.

TRAITEMENT. e

Il consistera essentiellement, en une dilatation progressive de l’isthme aux bougies métalliques de HEGAR en s’arrêtant par exemple au numéro 6..

Bien entendu, avant toute dilatation, un toucherpalper soigneux aura montré l'orientation de l'utérus, de facon à ne pas faire de fausse route.

L'on n’aura que très rarement l'indication d’intervenir chirurgicalement et de pratiquer une amputation du col, ou une stomatoplastie par la technique de Pozzi qu’autrefois l’on entreprenait trop facilement.

Si la femme souffre, si on éprouve des difficultés à pratiquer la dilatation aux bougies, il sera utile de la faire sous anesthésie générale, faisant disparaître ainsi tout spasme de l’isthme.

On a préconisé l'emploi d’une- dilatation électrolytique du col, dont l’action se ferait d’une facon. plus souple supprimant tout syndrome douloureux pour la malade.

HET, ces \ Cependant, les dilatations aux bougies de HEGAR, faites lentement, sont parfaitement bien supportées.

Il arrive que l'ouverture pratiquée avec l’hystéromètre dilacérant le tissu cicatriciel qui oblitérait l’isthme, livre passage à une certaine quäntité de sang poisseux et noir; il s’agit là d’une hématométrie qui s'était constituée progressivement à chaque période . menstruelle.

On peut se demander pourquoi généralement cette hématométrie ne se produit pas; sans doute faut-il admettre que le spasme isthmique, qui favorise la coalescence des parois de l’orifice interne du col, agit de facon réflexe sur l'ovaire et en inhibe le fonctionne- ; ment; et d’ailleurs, la pression intra-utérine, exercée par les premières menStrues sur un utérus oblitéré à listhme, non distendu et hypertonique, peut suffire à équilibrer la pression sanguine à l’intérieur de la muqueuse utérine et empêcher tout écoulement menstruel intra-utérin ou intra-cavitaire.

Si la dilatation aux bougies reste le traitement essentiel de la sténose, il est bon cependant, de lui associer souvent, deux médications accessoires

— d’abord, la Prostigmine, que l’on prescrira en injection (ou en suppositoires) au début des règles suivantes et qui aura une action antispasmodique sur l’isthme utérin:

— ensuite, le corps jaune, à la dose de 10 mgr. en injection intra-musculaire et donné au bon moment du cycle folliculinolutéinique, agira d’une facon également antispasmodique et évitera toute dysménorrhée possible par spasme de l’isthme.

Dans certains cäs, où l’on ne peut s’aider de la date des dernières douleurs abdominales ressenties par la malade pour fixer la date d'apparition probable des nouvelles règles, on ne pourra connaître le cycle folliculino-

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lutéinique que par la température rectale matinale de la malade prise quotidiennement.

On sait que, normalement, pendant la première partie du cycle menstruel, qui correspond à la phase folliculinique de l'ovaire, la température rectale matinale reste au-dessous de 37°, tandis que dans la deuxième phase lutéinique, cette température monte et se maintient en plateau un peu au-dessus de 37° jusqu'aux règles suivantes, où elle retombe dès le premier jour avec le début du cycle folliculinique.

De cette manière, il sera possible de donner le corps jaune au bon moment, c’est-à-dire en phase lutéinique de température, c’est-à-dire le vingt-troisième jour.

C’est donc la dilatation aux bougies qui reste le traitement essentiel, supprimant l'obstacle organique et rétablissant la perméabilité isthmique; les autres traitements, prostigmine et corps jaune, visant surtout à supprimer tout spasme éventuel de l’isthme.

Enfin, on revoit la femme, après les règles suivantes et l’on vérifie à l’hystéromètre, que son isthme est resté perméable, sinon quelques dilatations aux bougies ceront nécessaires pour en rétablir la perméabilité.

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