‹ Amour de philosopheChapitre 152 sur 194 · Ce mot est raturé · texte numérisé non relu

Ce mot est raturé

2. D'Essonnes; — du 6 vendémiaire an IV, c'est-à-dire du 28 septembre 1795 (lundi); — signée; — porte une adresse; — oblitérée; — publiée par Aimé Martin. — Cette lettre porte le n" 19 dans la Correspondance imprimée et dans la collection Gélis-Didot.

3. Sur la page de la lettre où se trouve l'adresse, il y a toute une colonne de chiffres, écrite par Bernardin.

4. En léte de la lettre, Martin imprime : Essonne, 6 vendémiaire an IV; ces mots ne figurent pas, à celle place, sur le manuscrit.

n'en ai point encore aujourd'hui. J"ai des inquiétudes à ton sujet et pour ton papa. On m'a dit depuis ton départ qu'il était fort mal. Je me confirme dans * cette idée par le long séjour de ton frère S'-Léger à Paris. Si - ton père est malade, ton affection pour lui augmentera ton indisposition. Je ne peux trouver à qui parler de mes peines, et je dois les cacher surtout à ta mère. Un mot de lettre de ta ^ part aurait calmé toutes mes sollicitudes, et ton silence les augmente.

J'ai couché la nuit de ton départ, seul dans ma maison, Catherine étant allée reposer chez sa mère malade de la fièvre. Hier, après dîner, je suis rentré chez moi, et ^ me suis couché de bonne heure, sans souper. J'attends de tes nouvelles à l'arrivée des voitures : s'il en arrive, je t'y ferai réponse, celle-ci partira à tout événement aujourd'hui, pour te réitérer les assurances de ma tendre et constante amitié. Sois l'interprète de mes sentiments auprès de ton père et de ma chère enfant. Embrasse-les tous deux pour moi.

Comme je ne doute pas, quoi qu'en ait dit le chirurgien, que ton lait ne t'ait tourmentée dans le voyage, si tu ne peux vaincre sa fougue, n'hésite pas

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