Passage supprimé par Aimé Martin
4. De Paris; — du 18 frimaire an IV; c'est-à-dire du 9 décembre 1795 (mercredi); — signée; — porte une adresse ; — oblitérée; — Aimé Martin n'en a imprimé qu'un fragment assez court jugeant, sans doute, qu'il était préféral)le pour Bernardin, de ne pas publier, en entier, une aussi curieuse lettre de condoléances. — Cette lettre porte le n" i3 dans la Correspondatice imprimée et dans la collection (lélis-nidot.
ii. Martin imprime : j?as.
toi. Mais nous avons tous un père commun du sein duquel nous sortons et où nous rentrons. C'est celui-là que nous devons invoquer dans nos malheurs; c'est pour obéir à ses lois que nous devons nous rapprocher non seulement de nos amis, mais de nos ennemis mêmes qui après tout sont nos frères.
D'après ces sentiments, je me suis réuni autant qu'il était en moi à tes frères en leur recommandant une concorde mutuelle. Ils ont paru partager mes sentiments, j'espère qu'ils s'étendront à toute la famille. L'état de ta mère m'inquiète et pour elle et pour toi. Donne moi des nouvelles de sa santé et de la tienne. Calme ses regrets, en l'assurant que c'est la crainte de sa sensibilité qui a empêché ton père de la voir.
' [J'ai reçu le pain que tu m'as envoyé, je ne sais s'il est de la papeterie, mais il n'y a pas d'apparence. En ce cas n'oublie pas d'en faire envoyer à M''*= Bordier, nommée gardienne des scellés de la succession.
Quand ton affliction te donnera^ quelque relâche Il oublie pas de faire labourer le jardin afin que le fumier soit enfoui dans la terre; c'est une opération nécessaire et urgente. Ensuite tu feras tailler la haie.
Mes affaires^ sont en grand nombre, la nomination des candidats n'est pas encore discutée. Je me rends
i. Tout le passage mis entre crochets a été supprimé par Aimé Martin.