‹ Amour de philosopheChapitre 187 sur 194 · Ou : Vauder · texte numérisé non relu

Ou : Vauder

la peau tavelée de points rouges comme ta robe de linon, mais je verrais avec bien de l'inquiétude nos chers enfants respirer un air si corrompu '. Rien ne t'oblige de revenir à Paris pendant les chaleurs ^. Attends que les vents du nord aient rafraîchi l'atmosphère. J'irai te revoir aux vendanges, c'est-à-dire un mois plus tôt que je ne ^ me l'étais proposé.

Au reste je m'en rapporte entièrement à ta prudence maternelle ainsi qu'à celle de ta bonne maman. On ne voit dans le quartier de Montmartre que des enterrements de petits enfants emportés par cette cruelle maladie \ Embrasse pour moi tes tendres ° nourrissons. Préserve, tant que tu le pourras, notre Virginie de toute nourriture animale, dont les sucs augmentent l'alcalescence et la putréfaction des humeurs. Les inoculateurs, tu le sais, préparent les enfants à l'inoculation par trois semaines de régime végétal. Tu peux lui donner de temps en temps un verre d'orgeat et en faire usage pour toi-même. Il est bon pour la poitrine puisqu'il est fait d'amandes douces, et il calme l'effervescence du sang encore mieux que la bière que tu bois ^

i. Le mot : co^rom^w est écrit au-dessus d'un mot raye : désaf/réahle.

2. En marge de ce passage, il y a le mot : bo7i, écrit au crayon.

Page 1