‹ Amour de philosopheChapitre 29 sur 194 · Écrite de Paris — sans date, mais probablement du · texte numérisé non relu

Écrite de Paris — sans date, mais probablement du

devoirs me retiennent à Paris encore pour plusieurs jours ; ensuite, si les circonstances me le permettent, je satisferai mon inclination en vous allant voir.

Ne vous laissez point effrayer par la vue de l'avenir. « Quand les hommes, dit Epictète, sont au comble du bonheur, ils n'imaginent pas qu'ils en puissent descendre ; et quand ils vont dans l'abîme du malheur, ils ne voient pas comment ils en pourront sortir. Cependant l'un et l'autre arrive, et les dieux l'ont ordonné ainsi, afin que les hommes sachent qu'il y a des dieux. »

Que ces motifs tout-puissants de consolation vous servent à rassurer votre mère et vous-même; et soyez sûre que le ciel récompensera tôt ou tard votre vertu.

La lettre que vous venez de m'écrire est pleine de raison et de sensibilité. Fortifiez l'une et l'autre par la lecture des bons livres. Je m'estimerai heureux d'y contribuer personnellement. Dans des temps plus tranquilles, j'aurais cherché à faire de vous mon élève; dans ces temps orageux, je désire faire de vous mon amie. Bannissez donc de vos lettres l'expression froide de monsieur \ Suppléez-la par toutes celles que vous

20 ou 21 août 1792; — la première, croyons-nous, envoyée par Bernardin à Félicité; — imprimée par Aimé Martin avec le n° 3, avec le n" 1 dans notre publication de la Revue des Deuj: Mondes. — Au bas de cette lettre Félicité Didot a écrit : • Reçu le 22 août 1792. Jour heureux pour Félicité. » — Le texte que nous publions est conforme à l'imprimé d'Aimé Martin, le manuscrit ne nous étant pas parvenu.

Page 1