‹ Amphithéatre des sciences mortes (volume 2)Chapitre 48 sur 48 · POREL · texte numérisé non relu

POREL

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LE PRIHCE DE BTZAHCE

A été refiué ao tJbéitre nali<MUl de laC>al*4ie-Pràn;itse le 27 mi 1S3I, es on termes ardû-coortois. par M. Jales Claretie.

CflEK Mo^nECB,

Je ne toqs cooseiile point de présenter officiellement le Prince de Byzance aax lecteurs de la Comédie.

ils vous diraient, après moi, que TOlre drame romanesqne ne serait certainement pas reçu par le Comité.

c C'est mon Rienzi, m'avez- vous dit quand tous me l'avez apporté, mon Rienzi en attendant mon Lohengrin. •

Eh bien, dans nn drame, tonte la musique du monde ne peut remplacer l'action, une action claire, précise, nettement définie .

La forme, quelque précieuse qu'elle soit (précieuse dans le bon sens) ne donne pas la vie aux êtres que le public doit et veut comprendre. Le lyrisme de vos personnages ne remplace pas l'humanité, qui, sur les planches, les misérables planches, est la grande et peut-être la seule vertu.

Je ne méconnais pas l'œuvre d'art que vous m'avez fait lire » mais je ne crois guère à la possibilité de la représentation du Prince de Byzance sur un autre théâtre que celui que pourrait diriger quelque roi de Bavière.

En France, l'art dramatique ne chevauche pas encore sur un cygne.

Et maintenant, allez-vous encore me trouver le mieux bienveillant des écrivains ? Je crains que non. Mais je suis, de vos lecteurs, le plus attentif et le plus curieux, un des plus dévoués aussi et je reste cordialement à vous.

Jules Claretie.

AUX SOIRÉES DE LA ROSE f CROIX

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