‹ Amphithéatre des sciences mortes (volume 2)Chapitre 8 sur 48 · AU JEUNE HOMME CONTEMPORAIN · texte numérisé non relu

AU JEUNE HOMME CONTEMPORAIN

Voici le livre qui manqua à ma vingtième année.

Reçois, M. F., ce don précieux que te fait non l'expérience de mes trente anSj celle même du génie humain.

Ne cherche pas si tel précepte m'appartient ou si je l'emprunte à Pythagore. Est-il le meilleur ? Suis-le !

Tous les fils de cette Prostitution quon nomme Journalism£ te détourneront de mon enseignement : ceux mêm£ que j'ai initiés contesteront ma science, et toimême, déçu de ne pas trouver ici ce clair-obscur de l'idée qui la rend stérile, mais combien séduisante, tu Vécartera^.

Jamais on ne publia un livre avec une égale indifférence de son destin : j'accomplis une promesse tacite, je répare le mal que j'ai pu faire, malgré ma très pure intention.

Avant 1881, la Magie était absente de la culture française :je lui ai rendu la lumière et la gloire, non par des

traités téméraires et dangereux^ mais sous une form^ d'art qui n engageait pas la sainte science en mes possibles écarts.

J'ai révélé la Magie, cest-à-direje lui ai donné f accommodation contemporaine. A ceux que le Mérodack du vice suprême a égarés, à ceux qui sont veniu me deman-^ der d'achever en eux le travail confus né de me lire, f offre cette méthode pratique d*automagification.

Pour cbéir à m/on seigneur Jésus, fai charitablement établi mon ascèse dans un sens général et moyen qui la rendît praticable au pauvre comme au riche, à Vartiste comme au mondain: seuls le prêtre et le soldat sont exclus. L'un parce quil appartient à V Église dont je ne suis moi-même que le fils dévoué; F autre parce quil appartient à F Absurde , et quHl sortirait de ce livre déserteur ou réfractaire^

T avertis encore ceux qui président aux infamies collectives que f enseigne le mépris des droits et des devoirs du citoyen.

Par mon père^ le chevalier Adrien Peladan, affilié dès 1840 à la néo-templerie des Genoude^ des LourdoueiXj qui, cinquante années tint la plume au clair pour r Église contre les parpaillots, pour le Roy contre la canaille, — f appartiens à la suite de Hugu^ des Païens.

Par mon frère, le docteur Peladan qui était avec Simon Brugal, de la dernière branche des Rose f Croix, dite de

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