‹ Amphithéatre des sciences mortesChapitre 10 sur 182 · PREFACE XXII I · texte numérisé non relu

PREFACE XXII I

croit à la relation des effets aux causes ; il supposait donc que le vrai nom de mystère était absurde. Ce savant enseigne^ que les peuples et les particutiers qui ont adopté l'inspiration divine n'ont pas tardé à tomber dans la ruine morale et intellectuelle.

La morale fut toujours empruntée aux connaissances scientifiques de l'époque, comme les religions.

Voulez-vous de textuelles insanités :

Quant aux fins et aux origines^ ce ri est pas leur connaissance qui peut fournir la direction de la vie.

Peste ! Que lui faut-il? V origine et la fin ne lui suffisent ; de quoi se contentent-ils cependant.

« JSous respectons les sentiments moraux que les religions ont tiré des sciences.

« Jamais les dogmes religieux n'ont concouru à améliorer la condition humaine.

« Lhomme trouve la morale en lui-même. »

« La notion, plus haute et plus noble de la solidarité humaine, a été de longtemps paralysée par celle de la charité chrétienne, qui représente un point de vue inférieur et désormais dépassé. »

Voilà les dires de Phomme qui représente officiellement en France la plus haute culture : or, cet homme déraisonne, méprise les formes traditionnelles de la logique et s'autorise de ses titres

scientifiques pour jeter les défits les plus insensés à la culture.

Comment les simples ne seront-ils pas troublés^ en voyant ce professeur du collège de France^ secrétaire perpétuel de V Académie des sciences, déclarer que V Egypte rHapas tardé à tomber dans la ruine morale et intellectuelle.

Or^ U Egypte à ses cinq mille ans prouvés et sa théocratie également, M. Berthelot peut-il l'ignorer ? C'est donc un imposteur.

Les deux religions qui réunissent à cette heure le plus grand nombre d adhérents nous sont conclues en leurs origines. N. S. Jésus-Christ et Gautama ont-ils basé leur verbe sur les connaissances scientifiques de leur époque? OU est la science physique dans /'Evangile, oit est-elle dans le rouleau des Morts ; ou est-elle dans Manou^ dans /âjBâghavad, dans le Lalita-Vistara?

M. Berthelot est-il ignorant ; non^mais imposteur.

Voilà pourquoi le Livre du Sceptre vient à son heure y comme un acte de JRaisoUy de Tradition ^ de Lumière, — on y trouvera les lois éternelles qui condamnent ce temps^ ses hommes et ses œuvres au néant.

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