SCÈNE DEUXIÈME Alcmène déjà debout. Jupiter étendu sur
la couche et dormant.
Lèvetoi, chéri. Le soleil est haut.
ACIER FL, S'OENETTTI 67
JUPITER Où suis-je ?
ALCMÈNE
Où ne se croient jamais les maris au réveil simplement dans ta maison, dans ton lit, et près de
JUPITER Le nom de cette femme ?
ALCMÈNE Son nom du jour est le même que son nom de la nuit, toujours Alcmène.
JUPITER
Alcmène, la grande femme blonde, grasse à point, qui se tait dans l'amour ?
ALCMÈNE Oui, et qui bavarde dès l’aube, et qui va maintenant te mettre à la porte, tout mari que tu es.
s : JUPITER Qu'elle se taise, et revienne dans mes bras!
ALCMÈNE
. N'y compte pas. Les femmes grasses à point res- ! semblent cependant aux rêves, on ne les étreint que la nuit.
; JUPITER Ferme les yeux et profitons de ces ténèbres.
ALCMÈNE je Non, non, ma nuit n’est pas la nuit. Lève-toi, ou j'appelle.
Jupiter se redresse, contemple le paysage qui
étincelle devant les fenêtres.
JUPITER se Quelle nuit divine !
AV rt” LE ALCMÈNE = Tu es faible, ce matin, dans tes épithètes, chéri.
JUPITER
LP Je dis divine !
va ALCMÈNE
Que tu dises un repas divin, une pièce de bœuf __ divine, soit, tu n'es pas forcé d’avoir sans cesse : de l'invention. Mais, pour cette nuit, tu aurais pu trouver mieux.
JUPITER Qu'aurais-je pu trouver de mieux ?