‹ Amphitryon 38, comédie en trois actesChapitre 25 sur 70 · SCÈNE DEUXIÈME Alcmène déjà debout. Jupiter étendu sur · texte numérisé non relu

SCÈNE DEUXIÈME Alcmène déjà debout. Jupiter étendu sur

la couche et dormant.

Lèvetoi, chéri. Le soleil est haut.

ACIER FL, S'OENETTTI 67

JUPITER Où suis-je ?

ALCMÈNE

Où ne se croient jamais les maris au réveil simplement dans ta maison, dans ton lit, et près de

JUPITER Le nom de cette femme ?

ALCMÈNE Son nom du jour est le même que son nom de la nuit, toujours Alcmène.

JUPITER

Alcmène, la grande femme blonde, grasse à point, qui se tait dans l'amour ?

ALCMÈNE Oui, et qui bavarde dès l’aube, et qui va maintenant te mettre à la porte, tout mari que tu es.

s : JUPITER Qu'elle se taise, et revienne dans mes bras!

ALCMÈNE

. N'y compte pas. Les femmes grasses à point res- ! semblent cependant aux rêves, on ne les étreint que la nuit.

; JUPITER Ferme les yeux et profitons de ces ténèbres.

ALCMÈNE je Non, non, ma nuit n’est pas la nuit. Lève-toi, ou j'appelle.

Jupiter se redresse, contemple le paysage qui

étincelle devant les fenêtres.

JUPITER se Quelle nuit divine !

AV rt” LE ALCMÈNE = Tu es faible, ce matin, dans tes épithètes, chéri.

JUPITER

LP Je dis divine !

va ALCMÈNE

Que tu dises un repas divin, une pièce de bœuf __ divine, soit, tu n'es pas forcé d’avoir sans cesse : de l'invention. Mais, pour cette nuit, tu aurais pu trouver mieux.

JUPITER Qu'aurais-je pu trouver de mieux ?

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