AMPUTATION DES ORTEILS
La face dorsale du pied est plus convexe que la face dorsale de la main ; il ne faut donc pas commencer l’ineision comme lorsqu’on veut amputer un doigt , car si Fon coupe avec le talon de Finstrument au lieu de se servir de la pointe , la division des téguments s’étendra bien audelà de l’articulation des orteils.
La face plantaire du pied , est recouverte par un épiderme très épais et très dur, de manière que si Fon incise à la face plantaire , comme à la face palmaire il sera impossible de refouler assez les tissus pour arriver à l’articulation.
C’est pourquoi M. Lisfranc a donné le conseil, lorsqu’on a divisé les faces dorsale et latérale , de continuer sur la face plantaire l’incision commencée avec le talon , et en agissant toujours avec cette partie de Finstrument, de conduire l’incision parallèlement à l’axe du pied.
Comme l’incision plantaire n’a pas été faite dans la direction de l’incision dorsale, il n’est plus possible de traverser l’articulation à pleine lame comme on le fait pour les doigts, car on couperait transversalement un
des lambeaux. Il fout donc, quand l’articulation est ouverte, attaquer les ligaments avec la pointe du bistouri, pour les diviser à petits coups.
Ayant trouve' l’articulation, le pouce et l’indicateur e'tant pîace's comme nous l’avons dit plus haut, l’ope'rateur commence l’incision avec l’extrëmité du bistouri, sur la jonction du tiers externe avec les deux tiers internes pour le pied droit, et l’inverse pour le pied gauche {PL XIV. G. G. et PL XV. F. F. F.); il continue cette incision jusqu’à la commissure des orteils sans de'placer le bistouri; il pose alors le pouce de la main gauche sur la face plantaire en abandonnant la face dorsale, puis exe'cutant le même mouvement que pour l’amputation des doigts, il incise les tissus perpendiculairement jusqu’à l’os; il ramène l’instrument perpendiculairement à la face plantaire , et continue sur cette face l’incision commence'e sur la face dorsale. Cette dernière incision doit avoir la même longueur que la première, et doit être faite du talon à la pointe de l’instrument, parce que les tissus offrent, dans ce point, une plus grande re'sistance.
L’ope'rateur porte le bistouri dans l’angle inferieur de la plaie , ayant soin de tourner le tranchant vers l’os , il le fait marcher jusqu’à ce qu’il rencontre un obstacle , forme' par la tête de la phalange qu’il dépassé; c’est alors que divisant le ligament latéral, il ouvre et entre dans l’articulation il contourne la tête de l’orteil avec la pointe de l’instrument, et coupe tous les ligaments, pendant que îa main qui tient l’orteil , le renverse sur le côte'.
Lorsque l'orteil est détaché , il place le bistouri sur le côte de la phalange ? et parallèlement a l’orteil qu'il ramène à la position normale ; il taille alors un lambeau qu’il coupe perpendiculairement pendant qu’un aide ècartc les orteils voisins.
Il faut se garder de terminer le lan beau en pointe ? car la cicatrice générait beaucoup la n relie. Quand il s'agit du gros et du petit orleiQ il faut donner plus de longueur au lambeau interne du premier et au lambeau externe du second , afin que la cicatrice ne soit pas blessée par la chaussure.